Vaccination obligatoire : Rassemblements de soignants à Paris et Marseille

PASS SANITAIRE Plusieurs dizaines de personnels hospitaliers se sont rassemblés suivant l'appel des syndicats CGT et de FO

20 Minutes avec AFP
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Des soignants protestent contre l'obligation vaccinale, ici à Bordeaux le 9 août
Des soignants protestent contre l'obligation vaccinale, ici à Bordeaux le 9 août — PHILIPPE LOPEZ / AFP

Plusieurs dizaines de personnels hospitaliers se sont rassemblés mardi à Paris et Marseille  contre l'obligation vaccinale à laquelle seront soumis à la rentrée les agents des établissements de santé.

« On est contre l’obligation vaccinale », a souligné Pascale Jourdan, secrétaire générale de la CGT des Hôpitaux de Marseille (AP-HM), lors d’un rassemblement devant la Timone. Les personnels des établissements de santé ou intervenants auprès de personnes fragiles ont jusqu’au 15 octobre pour présenter un schéma vaccinal complet, et jusqu’au 15 septembre pour la première dose.

« Peut-être que je perdrais ma place le 15 septembre. Mais le vaccin, j’en ai peur »

« Chaque personne doit avoir la liberté de ne pas se faire vacciner », a aussi estimé Vincent Martin, secrétaire général adjoint du syndicat Force ouvrière (FO), devant le siège de l’Assistance publique – Hôpitaux de Paris (AP-HP) avant une réunion du comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT) central.

Ce responsable syndical a dénoncé une pression qu’exerceraient des cadres sur le personnel pour les amener à la vaccination. « Peut-être que je perdrais ma place le 15 septembre. Mais le vaccin, j’en ai peur », a confié Yael Dos Santos, aide-soignante depuis trente ans à la Pitié-Salpêtrière et militante FO. Elle s’est dite prête à faire un test de dépistage toutes les 72 heures afin d’éviter la piqûre.

Au total, plus de 80.000 personnels de l’AP-HP ont reçu au moins une dose de vaccin sur « une cible à 100.000 personnes », a indiqué Martin Hirsch, directeur général de l’AP-HP. La réticence est plus forte chez les aides-soignants, vaccinés à 49 %, contre 94 % pour les médecins, selon ces chiffres.