Pass sanitaire : Le certificat entre en vigueur ce lundi

VIE QUOTIDIENNE Le gouvernement assure que la première semaine sera synonyme de tolérance dans les bars, les restaurants, les cinémas, les hôpitaux et les transports

20 Minutes avec AFP
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Des gendarmes contrôlent des pass sanitaires. (illustration)
Des gendarmes contrôlent des pass sanitaires. (illustration) — GUILLAUME SOUVANT/SIPA

Malgré les nombreuses manifestations contre la politique sanitaire du gouvernement, c’est le grand jour pour les bars, restaurants, cinémas, hôpitaux ou encore les transports. Le pass sanitaire fait son entrée ce lundi dans la vie quotidienne des Français, après avoir été validé quasi intégralement par le Conseil constitutionnel.

A la veille de son entrée en vigueur, le gouvernement s’est voulu rassurant, précisant qu’il y aurait une première semaine de tolérance et de rodage pour ce nouvel outil. Déjà exigé dans les lieux de culture depuis le 21 juillet, il prend la forme d’un QR code qui devra être présenté pour déjeuner dans un restaurant ou prendre un verre en terrasse.

Pour être valide, le pass, déjà en vigueur dans plusieurs pays européens, doit témoigner soit d’un schéma vaccinal complet, soit du rétablissement de la maladie à travers un certificat de test positif d’au moins 11 jours et de moins de 6 mois, soit enfin d’un test négatif datant de « moins de 72 heures ». Il pourra aussi être exigé sur décision préfectorale dans les commerces de plus de 20.000 m2, mais ne sera pas demandé pour une visite chez un médecin généraliste. Il le sera en revanche dans les hôpitaux, « mais en aucun cas il ne devra être un frein pour accéder à des soins utiles et urgents », a souligné le ministre de la Santé Olivier Véran dans le Parisien dimanche.

Des amendes pour les pass frauduleux

Sur Twitter, le secrétaire d’Etat au Numérique, Cédric O, a rappelé dimanche que ceux qui présentent un pass « qui n’est pas le leur encourent de fortes amendes », précisant que les pass « abusivement utilisés seront placés sur liste noire et rendus inutilisables ». Une personne utilisant le pass d’un proche sera passible d’une amende de 4e classe de 750 euros (forfaitisée à 135 euros si elle est réglée rapidement), un montant qui passe à 1.500 euros en cas de récidive dans les 15 jours.

Le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin a pour sa part demandé aux préfets de mobiliser policiers et gendarmes pour contrôler, « en uniforme et en civil », les établissements dont l’accès est soumis à la présentation d’un pass, en ciblant en priorité « les zones urbaines et touristiques » et « les lieux de rassemblements ». Par ailleurs, mercredi, Emmanuel Macron présidera un Conseil de défense sanitaire par visioconférence où il sera notamment question de l’injection d’une troisième dose de vaccin aux personnes les plus vulnérables à la rentrée.