Un « gilet jaune » interpellé pour avoir remplacé le portrait de Macron par un QR code

PASS SANITAIRE Une «figure» des «gilets jaunes» a été placée en garde à vue mercredi après avoir remplacé à Besançon le portrait d'Emmanuel Macron par un QR code pour protester contre le pass sanitaire, a-t-on appris de sources concordantes, ses avocats dénonçant une arrestation «politique».

20 Minutes avec AFP
— 
Un portrait d'Emmanuel Macron (illustration)
Un portrait d'Emmanuel Macron (illustration) — ALLILI MOURAD/SIPA

Stéphane Espic, qui s’est fait connaître pendant le mouvement des «gilets jaunes», a été interpellé mercredi à 10 h et se trouvait toujours en garde à vue en début de soirée, a indiqué le parquet de Besançon, qui a ouvert une enquête pour « dégradation de bien public, outrage sur personne dépositaire de l’autorité publique et vol ».

L’action a été filmée et mise en ligne sur Facebook, poursuivent les avocats, qui ajoutent que leur client a déposé sur place « un homard (…) afin de signaler la dimension à la fois humoristique et politique de son acte ».

Avec la mention « non au pass sanitaire ! »

La vidéo visible sur le groupe « soutien à la dissidence » montre notamment le portrait du chef de l’Etat en train d’être retiré de son cadre et remplacé par la photocopie d’un QR code en forme de doigt d’honneur et portant la mention « non au pass sanitaire ! ».

Un grand homard gonflable est visible sur les images. Une autre séquence de la vidéo montre ensuite le portrait d’Emmanuel Macron déchiré, la tête retirée de la photo.

Les qualifications retenues par le parquet sont « inappropriées », estiment Mes Branco et Libeskind, selon lesquels « aucun » vol, outrage ou dégradation ne peut être reproché à M. Espic. Ils jugent également « complètement arbitraire et politique » l’arrestation et le placement en garde à vue de leur client.