Fillettes mortes près de Brest : La mère mise en examen pour « assassinats »

ENQUETE A nouveau placée en garde à vue lundi, la mère de 35 ans a confirmé « être à l’origine du décès volontaire et prémédité » de ses deux fillettes de presque 4 et 6 ans

M.B.
— 
Le corps des deux fillettes avait été trouvé à leur domicile dans la commune du Relecq-Kerhuon
Le corps des deux fillettes avait été trouvé à leur domicile dans la commune du Relecq-Kerhuon — Fred TANNEAU / AFP

La mère des deux fillettes retrouvées sans vie dans la nuit du 20 au 21 juillet dernier à leur domicile au Relecq-Kerhuon (Finistère), près de Brest, a été mise en examen pour « assassinats » et placée en détention provisoire. Agée de 35 ans, la mère a été à nouveau placée en garde à vue, ce lundi, à la brigade de recherches de la gendarmerie de Brest, à l’issue de son hospitalisation. Le parquet a ouvert contre elle une information judiciaire pour assassinats, puis elle a été mise en examen et placée en détention provisoire.

Lors de son audition, elle a confirmé ses premières déclarations, c’est-à-dire « être à l’origine du décès volontaire et prémédité » des deux fillettes, a indiqué le procureur de la République Camille Miansoni. Elle a « également confirmé le motif de ce passage à l’acte, à savoir la rupture conjugale annoncée par son mari le 14 mai dernier ».

« Mort par noyade »

L’autopsie des corps des deux enfants, de « presque 6 ans et 4 ans », avait conclu « à une mort par noyade ». « Aucune blessure ni trace de violences externes n’ont été découvertes sur les corps », avait ajouté le magistrat.

La mère avait ensuite été hospitalisée, mais avait pu être entendue sous le régime de la garde à vue, avant que celle-ci ne soit levée au bout de quelques heures pour raison médicale. Des examens réalisés sur la mère avaient révélé « une plaie thoracique de 1,5 cm », ainsi que « des lésions compatibles avec l’ingestion de produits caustiques ».