Pass sanitaire : Evacuation tendue des manifestants à la Bastille, à Paris

PANDEMIE La préfecture de police a fait état de trois blessés parmi les forces de l'ordre

20 Minutes avec AFP
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La situation s'est tendue à Paris en fin d'après midi place de la Bastille, après l'arrivée du principal cortège contre le pass sanitaire, le 31 juillet 2021.
La situation s'est tendue à Paris en fin d'après midi place de la Bastille, après l'arrivée du principal cortège contre le pass sanitaire, le 31 juillet 2021. — Adrienne Surprenant/AP/SIPA

La situation s’est tendue quelque peu dans la capitale en fin d’après midi place de la Bastille, après l’arrivée du principal cortège contre le pass sanitaire. Le défilé, parti du métro Villiers (17e arrondissement de Paris) en début d’après-midi, avait déjà été émaillé par quelques tensions le long du parcours, notamment aux abords de République. La préfecture de police a fait état de trois blessés parmi les forces de l’ordre.

A plusieurs reprises, sur la place de la Bastille, les forces de l’ordre ont utilisé gaz lacrymogènes et canons à eau pour tenter de disperser les manifestants en fin d’après midi ou répliquer à des jets de projectiles. Les pompiers sont intervenus pour des feux de poubelles et une femme était prise en charge par des « street médics ».

« Tout le monde déteste la police »

Vers 18h30, on dénombrait encore quelques centaines de manifestants. La place commençait à se vider mais l’ambiance restait tendue par endroits avec quelques départs de feu de poubelle et tirs de lacrymo. « Tout le monde déteste la police », scandaient certains manifestants, d’autre traitant les forces de l’ordre disposés sur les marches de l’Opéra de « putes à Macron ».

A noter qu’une équipe de l’AFP a été prise à partie lors d’une manifestation contre le pass sanitaire organisée à l’appel du président des Patriotes Florian Philippot, devenant la cible de crachats et d’injures. Chargées de couvrir le rassemblement au départ de Montparnasse (sud de Paris), deux journalistes reporter d’images (JRI) ont d’abord réalisé sans encombre des interviews.

« Des cris, notamment "AFP Enculés" ont commencé à fuser »

La situation s’est tendue au moment du départ du cortège, ont-elles raconté. « On était dans le carré de tête. Des cris, notamment "AFP Enculés" ont commencé à fuser », mais « tant que nous étions dans le carré, on se sentait plus ou moins protégées par le service de sécurité des organisateurs », ont-elles précisé.

Elles ont décidé de se mettre sur un banc pour filmer le début de la marche. C’est alors qu'« un homme a fait un doigt d’honneur à la caméra, trois ou quatre autres sont montés sur le banc pour nous empêcher de filmer » et un autre encore « a craché sur les jambes » d’une des reporters, a déclaré l’une d’elle. L’AFP a décidé de suspendre sa couverture en images de ce rassemblement.