Coronavirus : Les Français respectent moins les gestes barrières

PANDEMIE Santé publique France rappelle que la prévention du Covid-19 passe par « des mesures combinées », et non par la seule vaccination

20 Minutes avec AFP
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Des touristes portent le masque à Saint-Jean-de-Luz, le 27 juillet 2021.
Des touristes portent le masque à Saint-Jean-de-Luz, le 27 juillet 2021. — Bob Edme/AP/SIPA

Porter le masque en public, saluer sans serrer la main, éviter les embrassades, se laver régulièrement les mains, etc. La proportion des Français qui respecte ces gestes barrières s’érode régulièrement, même ceux qui s’y plient sont toujours majoritaires. Selon une enquête de Santé publique France, qui rappelle que la prévention du Covid-19 passe par « des mesures combinées » et non par la seule vaccination, 68,1 % déclarent ainsi « systématiquement porter le masque en public »*. Ils étaient 70,3 % lors de la précédente vague de l’enquête, entre le 21 et le 28 juin, et 81,6 % mi-mai.

De même, 62,5 % des personnes interrogées disent « saluer sans serrer la main et éviter les embrassades ». Ils étaient 66,4 % fin juin et 72,1 % mi-mai. Cette mesure était respectée par plus de neuf Français sur dix pendant le premier confinement, au printemps 2020, et huit sur dix pendant le deuxième, à l’automne.

« Le plus souvent les hommes et les jeunes de 18 à 34 ans »

Côté hygiène des mains, 60,1 % des Français assurent les laver régulièrement, contre 60,6 % fin juin et 62,9 % mi-mai. Cette proportion était d’environ 70 % pendant le deuxième confinement. Le fait d’éviter les regroupements et réunions en face-à-face avec des proches, qui ne fait plus l’objet de recommandations officielles, est respecté par un tiers (32,3 %) des personnes interrogées, contre 36,7 % fin juin et 43,3 % mi-mai.

« Les populations adoptant moins systématiquement les mesures de prévention sont le plus souvent les hommes, les jeunes de 18 à 34 ans et les personnes ayant un faible niveau » de connaissance en santé.

Une « lassitude » des personnes contactées

A noter que l’activité des traçages des cas contacts faiblit aussi, avec une « baisse de la proportion de nouveaux cas préalablement identifiés comme personnes-contact », ce qui se traduit par « une moindre identification des chaînes de transmission », avertit l’agence de santé. Avec la réouverture des lieux publics, il y a davantage de « situations de contaminations où le cas (positif) n’a pas les coordonnées » des personnes qu’il a côtoyées, tandis qu’avec les vacances il est « plus difficile de joindre les cas », a expliqué Frédéric Moisan, épidémiologiste à Santé publique France, lors d’un point presse en ligne.

Les plateformes d’appel ont aussi fait part d’une « lassitude » des personnes contactées, a-t-il ajouté. De son côté, face à la « dégradation importante » de la situation épidémiologique, Laëtitia Huiart, directrice scientifique de Santé publique France rappelle qu’il est « fondamental » que la vaccination « soit combinée avec les autres mesures de prévention ».

* Selon les 2.000 personnes interrogées entre le 15 et le 21 juillet dans le cadre de l’enquête CoviPrev, réalisée régulièrement depuis le début de la pandémie.