Exilés, réfugiés… La militante Sophie-Anne Bisiaux débunke les idées reçues sur les migrations

ETRANGERS La chercheuse et militante Sophie-Anne Bisiaux s’est associée aux collectifs et associations des Etats généraux des migrations pour répondre aux idées reçues sur les exilés, réfugiés, migrants et étrangers, dans l’ouvrage « En finir avec les idées fausses sur les migrations »

Emilie Petit
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Exilés, frontières, aides : Le débunk des idées reçues sur les migrations — 20 Minutes

Y a-t-il de plus en plus de migrants ? Pour empêcher les migrations, faut-il fermer les frontières ? Quelle est la différence entre exilés, réfugiés et migrants ? Chaque jour, une nouvelle actualité relatant la mort de centaines de migrants dans des naufrages en mer fait la une des médias. Quand il ne s’agit pas du démantèlement de camps de réfugiés ou de refoulements aux frontières. Des faits presque quotidiens exacerbant encore un peu plus le débat autour de la « crise migratoire » et de l’intégration des réfugiés dans leur pays d’accueil.

Alors, pour répondre aux idées reçues, souvent éloignées de la réalité, la militante Sophie-Anne Bisiaux, spécialisée en droit des étrangers chez Migreurop, a accepté de « débunker », pour 20 Minutes, quatre idées reçues sur les migrations.

Pour « en finir avec les idées fausses »

« On sait que la figure du bouc émissaire est toujours très efficace dans le champ politique, lorsque l’on parle de migrations », explique Sophie-Anne Bisiaux. Des politiques parfois peu scrupuleux, prêts à laisser circuler des idées fausses pour appuyer leurs propos. La chercheuse a donc décidé de joindre ses forces aux associations et collectifs des Etats généraux des migrations. Résultat : 60 idées fausses sur les migrations décryptées et déconstruites dans un seul et même ouvrage intitulé En finir avec les idées fausses et les migrations.