Marseille : Benoît Payan appelle l’Etat à organiser des « Etats généraux » contre les habitats indignes dans la ville

MAL LOGEMENT « À Marseille ce sont plus de 1.500 personnes qui vivent dans des conditions indignes et dangereuses au sein de squats ou bidonvilles », a rappelé le maire PS après le drame des Flamants

Alexandre Vella
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Un migrant dans un squat à Marseille.
Un migrant dans un squat à Marseille. — Christophe Simon / AFP

« La ville de Marseille a été une nouvelle fois endeuillée par un drame terrible », regrette Benoît Payan, le maire PS de Marseille, à propos de l'incendie survenu aux Flamants où trois personnes ont péri dans les flammes, le 17 juillet. Un drame qui constitue « un cri d’alarme et une exigence à agir sur la question de la résorption des squats et bidonvilles sur notre territoire », écrit la municipalité dans une lettre adressée ce lundi à Jean Castex, le Premier ministre.

15.000 sans abris à Marseille

« Près de 15.000 personnes sont en situation de sans-abrisme. 41.000 demandes de logements sociaux sont en attente alors que 1.573 ménages étaient reconnus prioritaires à Marseille en 2020, pour un potentiel de 615 logements vacants dans le contingent préfectoral sur la ville », détaille l’élu. En outre 1.500 vivent dans des conditions indignes, des squats, comme l’était en partie l’immeuble des Flamants, ou des bidonvilles, poursuit-il dans son courrier.

Malgré les récents procès et un travail municipal amorcé notamment avec les services de l’Etat, « les enchevêtrements et la complexité conduisent à une forme d’inefficacité qui n’est pas à la hauteur de l’urgence de La situation », estime Benoît Payan, qui sollicite ainsi « la mise en place d’États généraux visant la résorption des squats, bidonvilles et habitats indignes sur la ville de Marseille dans les meilleurs délais ».