Coronavirus : L'extension du pass sanitaire votée en première lecture

POLITIQUE Le 9e texte anti-Covid-19 depuis mars 2020 a été adopté au bout d'une nuit très houleuse

J.Bt avec AFP
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L'Assemblée nationale a donné son premier feu vert à l'extension du pass sanitaire dans la nuit de jeudi à ce vendredi 23 juillet 2021 (illustration).
L'Assemblée nationale a donné son premier feu vert à l'extension du pass sanitaire dans la nuit de jeudi à ce vendredi 23 juillet 2021 (illustration). — François Greuez

Ça passe pour le pass. Au bout d’une nuit blanche marquée par d’âpres débats, l’Assemblée nationale a adopté ce vendredi en première lecture le nouveau projet de loi anti- Covid-19, qui prévoit l’extension controversée du  pass sanitaire et l’obligation vaccinale pour les soignants.

Au tour des sénateurs

Les députés ont voté en première lecture ce 9e texte anti-Covid-19 depuis mars 2020 par 117 voix pour et 86 contre. Celui-ci est désormais entre les mains des sénateurs, qui doivent l’examiner à partir de ce vendredi pour une adoption définitive que l’exécutif souhaite acter d’ici la fin du week-end, face à la remontée en flèche de l’épidémie en raison de la propagation du variant Delta.

Vivement contesté par une frange de l’opinion, le projet de loi traduit les annonces du 12 juillet d’Emmanuel Macron. Si l’obligation vaccinale étendue aux soignants, sapeurs-pompiers ou encore professionnels auprès des personnes âgées fait à peu près consensus, ce n’était pas le cas de l’extension du pass sanitaire (parcours vaccinal complet ou test récent), prévue pour début août dans les cafés-restaurants et objet de vives critiques de la gauche à l’extrême droite.

Avec près de 1.200 amendements déposés sur le projet de loi, les débats ont été tout sauf apaisés dans l’hémicycle, où gauche et droite ont dénoncé une discussion entamée depuis mercredi après-midi, à marche forcée.

2.000 cas ont été recensés en vingt-quatre heures

Les yeux rivés sur les courbes de contamination en hausse, l’exécutif n’a cessé d’exhorter les députés à valider son projet de loi face à la « gravité de la situation », d'après le ministre de la Santé, Olivier Véran. Près de 22.000 cas ont été recensés en vingt-quatre heures, selon les chiffres de Santé publique France publiés jeudi soir, au plus haut depuis le 5 mai. « Nous sommes dans une course contre la montre (…) Face à cette situation, l’adaptation de notre dispositif est indispensable », a déclaré le patron des députés LREM, Christophe Castaner.

Le projet de loi prévoit en outre l’isolement obligatoire pour les malades. Le gouvernement a fait voter des amendements pour éviter les pertes de revenus pour les travailleurs isolés en raison de leur contamination.

En toute fin des discussions, vers 5 heures du matin, le gouvernement est revenu sur deux amendements votés au cours de l’examen du texte avec un nouveau vote qui a notamment remis l’obligation du pass sanitaire pour les patients non urgents ou les visiteurs dans les établissements de santé et maisons de retraite.

Nouvelle manifestation à venir

« Le vaccin, on en débat, le pass, on n’en veut pas », était le mot d’ordre d’une manifestation de 200 personnes jeudi à Paris devant le Sénat, à l’appel de François Asselineau (UPR). Une nouvelle manifestation contre le pass sanitaire est prévue samedi à Paris, place du Trocadéro.