Coronavirus : Le projet de loi sur les nouvelles mesures sanitaires devant le Conseil des ministres ce lundi

COVID-19 Pour relancer la vaccination, le gouvernement espère obtenir dans la semaine un vote favorable du Parlement

20 Minutes avec AFP
— 
Contrôle d'un pass sanitaire lors d'un match entre l'Olympique lyonnais et Boug Péronnas, le 10 juillet 2021.
Contrôle d'un pass sanitaire lors d'un match entre l'Olympique lyonnais et Boug Péronnas, le 10 juillet 2021. — Mourad ALLILI/SIPA

Alors que de nombreuses manifestations ont eu lieu ce week-end contre les mesures sanitaires, le Conseil des ministres doit adopter ce lundi le projet de loi comportant les nouvelles mesures contre le coronavirus, dont l’extension du pass sanitaire. Il sera ensuite examiné au pas de charge cette semaine par le Parlement, sous la pression de la reprise de l’épidémie de Covid-19.

Le texte est présenté alors que les Français ont, sans attendre la loi, déjà repris massivement le chemin des vaccinodromes. Mais les mauvais chiffres sanitaires se multiplient. L’agence sanitaire a ainsi fait état dimanche de 12.532 cas détectés en 24 heures, le niveau le plus élevé pour un dimanche depuis mi-mai.

Une semaine après les annonces d'Emmanuel Macron, sur lesquelles le chef de l’Etat joue une bonne partie de son crédit en vue de l’élection présidentielle de 2022, le projet de loi doit donc être adopté dans la matinée en Conseil des ministres. Les mesures fortes du texte, comme la vaccination obligatoire pour les soignants et l’extension du pass sanitaire pour accéder aux trains ou aux bars et restaurants, sont soutenues par une grande majorité de la population. L’objectif, partagé dans d’autres pays européens confrontés à la propagation fulgurante du variant Delta, est de relancer massivement la vaccination et d’éviter qu’une quatrième vague épidémique n’entraîne un retour de mesures de confinement ou de couvre-feu au moment où l’économie repart.

Vers un consensus

Le projet de loi devrait ensuite être présenté mardi en fin de journée en commission à l’Assemblée nationale, avant l’hémicycle le lendemain. Ce sera jeudi au tour du Sénat, dominé par la droite, en vue d’une adoption définitive d’ici la fin de la semaine, au bout de la session extraordinaire de juillet. Députés et sénateurs pourraient assez rapidement tomber d’accord sur ce texte qui fait l’objet sur ses principes d’une assez large approbation, hormis La France insoumise et le Rassemblement national.