Lyon : 55 auteurs présumés de rodéos arrêtés depuis le mois de janvier, 20 peines d’emprisonnement prononcées

INCIVILITES Les pouvoirs publics lyonnais ont réaffirmé ce mardi s’attaquer au phénomène des rodéos urbains, dressant un premier bilan des actions mises en place

C.G. avec AFP
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Un rodéo sauvage à moto. (Illustration)
Un rodéo sauvage à moto. (Illustration) — HADJ/SIPA

Une centaine de procédures ouvertes depuis le début de l’année pour lutter contre les rodéos urbains dans l’agglomération lyonnaise. Une quinzaine de motocross saisie. Les pouvoirs publics ont assuré ce mardi prendre le taureau par les cornes. « Il y a une forte mobilisation judiciaire et, de façon systématique, les enquêtes sont ouvertes », appuie le procureur de la République de Lyon, Nicolas Jacquet pour lequel, la réponse pénale est « empreinte de la plus grande fermeté ».

Depuis le début janvier, 55 auteurs présumés, majeurs et mineurs, ont été déférés. 26 d’entre eux, majeurs, ont été présentés en comparution immédiate et 20 peines d’emprisonnement ont été prononcées, dont 16 ferme, a détaillé le procureur.

Depuis une loi de 2018, le rodéo urbain est un délit passible d’un an de prison ferme et 15.000 euros d’amende, ce qui a donné une base légale aux forces de l’ordre pour intervenir. Le délit d’incitation à commettre un rodéo est pour sa part puni de deux ans de prison.

« Phénomène inacceptable »

« Ce n’est pas un phénomène lyonnais mais un phénomène qui touche toutes les grandes villes », souligne le préfet d’Auvergne-Rhône-Alpes, Pascal Mailhos, en dénonçant un « phénomène inacceptable du point de vue de la sécurité et de la tranquillité ». Et d’expliquer que, si les auteurs de rodéos ne sont parfois pas interpellés « tout de suite » pour des raisons de sécurité, « ce n’est pas pour cela qu’il n’y a pas de suite donnée », notamment grâce à l’exploitation de la vidéosurveillance.

« On espère pouvoir éteindre le phénomène quand les auteurs comprendront que le risque est bien plus fort que les quelques secondes de gloire sur les réseaux sociaux », a pour sa part relevé le maire EELV de Lyon, Grégory Doucet.