Renseignement : La DGSI sort de l'ombre et lance son premier site Internet

SERVICE (PLUS SI) SECRET Le site de la DGSI présente les principales missions de ce service de renseignement, donne des conseils et permet à des particuliers ou des entreprises d'entrer en contact avec des agents

Thibaut Chevillard

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La DGSI a lancé ce mardi son premier site internet
La DGSI a lancé ce mardi son premier site internet — Thibaut Chevillard
  • La direction générale de la sécurité intérieure a lancé ce mardi son premier site Internet.
  • Lutte contre le terrorisme, contre-espionnage, cyberdéfense... Il détaille les missions de ce service de renseignement, donne des conseils et permet à des particuliers ou des entreprises de contacter des agents pour leur signaler certaines situations.

La DGSI (direction générale de la sécurité intérieure) sort de l’ombre. Le service de renseignement français a lancé, ce mardi, son site Internet pour présenter ses missions, son organisation, le cadre légal de ses activités et les défis auxquels il est confronté. Objectif : « Démystifier » le renseignement​, « mieux faire connaître » cette direction rattachée à la police nationale, et « mettre en valeur l’action des 4.700 hommes et femmes » qui la composent, a expliqué son directeur, Nicolas Lerner, lors d’une conférence de presse. La DGSI « a une notoriété importante auprès des Français », mais nombreux sont ceux qui « ne peuvent pas expliquer ce qu’elle fait », souligne-t-il.

Le site, qui a nécessité un an de travail, détaille les principales missions du service, la lutte contre le terrorisme, la cyberdéfense ou le contre- espionnage. Mais aussi d’autres moins connues comme la lutte contre la prolifération des armes ou l’ingérence économique. La DGSI alerte sur les méthodes employées par les services de renseignement étrangers qui veulent collecter des informations sensibles auprès d’institutions ou d’entreprises, et recruter des sources. Le site Internet propose ainsi quelques conseils pratiques pour éviter de se faire prendre au piège, notamment lors de voyages d’affaires, ou pour se protéger des cyberattaques.

« Un outil d’échange »

« C’est aussi un outil de contact, d’échange », insiste Nicolas Lerner. Le site permet à des particuliers de signaler une personne radicalisée auprès du centre national d’assistance et de prévention de la radicalisation mis en place par l’Etat en 2014, alors que nombreux Français rejoignaient les combattants de l’Etat islamique en Syrie.

La DGSI entend aussi se servir de ce site pour attirer de futures recrues. Entre 2014 et 2021, le service a gagné plus de 1.500 agents. Environ 4.700 fonctionnaires y travaillent aujourd’hui. A terme, ils seront plus de 5.500. Le site explique ainsi « comment se déroule le processus de recrutement », présente aux candidats les missions et métiers de ses agents, et leur permet de postuler directement.

Le site rassemble aussi des informations concernant l’histoire de ce service de renseignement ou encore un musée virtuel présentant des objets insolites en lien avec le monde de l’espionnage. Mais aussi des quiz destinés à des jeunes… qui pourraient, un jour, eux aussi, vouloir devenir agent secret.