Les nouvelles caméras-piétons pour policiers et gendarmes déployées à partir de jeudi

SECURITE Le déploiement de ces nouvelles caméras sera achevé « d’ici à la fin du mois de septembre »

20 Minutes avec AFP
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Un policier municipal de Toulouse équipé d'une caméra-piéton.
Un policier municipal de Toulouse équipé d'une caméra-piéton. — Ville de Toulouse

Une nouvelle génération de caméras-piétons destinée aux policiers et gendarmes sera déployée dès jeudi auprès de 2.000 patrouilles pour commencer, a annoncé mercredi le ministre de l’Intérieur devant le congrès du syndicat de policiers Unité SGP Police.

Le déploiement de ces nouvelles caméras-piétons annoncé le 14 juillet par le président Emmanuel Macron sera achevé « d’ici à la fin du mois de septembre », a ajouté Gérald Darmanin.

L’ancien modèle de caméras peu ou pas utilisé

Lors de son déplacement dans la Vienne au Congrès d’Unité SGP Police FO, le ministre a présenté le nouveau modèle de caméras-piétons qui équipera les forces de l’ordre. L’ancien modèle était tellement inadapté (trop lourd, faible autonomie…) qu’il était peu ou pas utilisé.

Face à cette situation, le ministre de l’Intérieur avait annoncé en septembre la commande de 30.000 caméras-piétons pour un montant de 15 millions d’euros. Le marché a été remporté par Motorola Solutions. « Plus simples d’usage, plus robustes, et avec une autonomie de douze heures très supérieure au précédent modèle, ces nouvelles caméras-piétons ont été testées pendant plusieurs semaines par les policiers et gendarmes dans des situations opérationnelles », a ajouté Gérald Darmanin.

Utiles pour « objectiver des infractions »

Dans un communiqué, le ministère de l’Intérieur a précisé que cette caméra sera « accrochée à l’uniforme » du policier ou du gendarme, et « utilisée en intervention afin d’apaiser des situations conflictuelles et limiter les débordements éventuels ».

Selon le ministère, elles permettront « également d’objectiver des infractions et d’apporter les éléments nécessaires à la poursuite de leurs auteurs par la collecte de preuves ». Ces caméras seront dotées « de dispositifs techniques permettant de garantir l’intégrité des enregistrements et la traçabilité des consultations ».