Paris-CDG et Paris-Orly : La grève du 1er juillet devrait entraîner des retards mais pas d’annulation de vols

AEROPORTS DE PARIS Les syndicats du groupe ont déposé un préavis de grève du 1er au 5 juillet, coïncidant avec le premier week-end de grands départs estivaux

20 Minutes avec AFP
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Des contrôles à l'aéroport de Roissy. (illustration)
Des contrôles à l'aéroport de Roissy. (illustration) — IAN LANGSDON / POOL / AFP

La grève prévue par les salariés des aéroports parisiens d’Orly et de Roissy-Charles de Gaulle à l’occasion des premiers grands départs devrait se traduire par des retards mais a priori pas d’annulations de vols. C’est en tout cas ce qu’espère le PDG du groupe Aéroport de Paris (ADP). « Il s’agit d’une grève des personnels qui sont au sol et notre effort visera à ce que les avions soient tout au plus retardés » et que le mouvement « ne vous empêche pas de partir », a affirmé Augustin de Romanet au micro de RTL.

Les syndicats du groupe ont déposé un préavis de grève du 1er au 5 juillet, coïncidant avec le premier week-end de grands départs estivaux. Ils demandent le retrait du plan d’adaptation des contrats de travail, contre lequel s’est prononcé le CSE le 21 mai et qui prévoit la suppression de certaines primes. En cas de refus, les salariés s’exposent à un licenciement par le biais d’un plan de sauvegarde de l’emploi.

« Un sinistre comme jamais nous n’avions connu dans l’histoire des aéroports »

ADP a justifié ces mesures par la nécessité de réaliser des économies dans un contexte de pandémie qui a considérablement affecté l’activité du groupe, majoritairement détenu par l’État. ADP « a connu un sinistre comme jamais nous n’avions connu dans l’histoire des aéroports, 80 % de chiffre d’affaires » perdus en 2020, a rappelé Augustin de Romanet. Soulignant que les discussions se poursuivent avec les salariés, le PDG a souhaité des salariés « un effort de solidarité, avec une ligne rouge, pas de licenciements contraints ».

Les baisses de salaires seront compensées au-delà de 7 %, a promis Augustin de Romanet, affirmant que « 88 % de nos collaborateurs ne perdront pas plus de 4 % » de leur rémunération. Affecté comme tout le secteur du transport aérien par l’effondrement du trafic induit par la crise sanitaire, le groupe ADP a perdu 1,17 milliard d’euros en 2020 et engagé une réduction de ses effectifs de 11 %.