Coronavirus en Occitanie : Une surmortalité de 10 % en mai, la plus forte de France

PANDEMIE En mai 2021, les effets de la troisième vague du coronavirus se sont traduits en Occitanie par une surmortalité de 10 %, et de 26 % même dans le Tarn-et-Garonne

H.M.
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Dans le service réanimation du CHU de Purpan, à Toulouse. Illustration.
Dans le service réanimation du CHU de Purpan, à Toulouse. Illustration. — F. Scheiber - Sipa

Depuis le début de la pandémie, l’Insee tient un compte mensuel, et morbide, du surcroît de décès qui peut lui être attribué en comparant les déclarations faites à l’état civil avec une moyenne des années 2018-2019. Pour mai 2021, alors que le troisième confinement (du 3 avril au 3 mai) n’avait pas produit son plein effet, les dégâts humains ont continué en Occitanie.

Les statisticiens ont recensé 5.096 décès en tout, soit 454 de plus qu’en 2018-2019. Cette surmortalité de 10 % est « la plus élevée des régions de métropole », souligne l’Insee. A titre de comparaison, elle a été de 9 % en Ile-de-France et de 3 % dans les Pays de Loire ou en Bourgogne Franche-Comté.

Les Hautes-Pyrénées et la Lozère épargnées

A l’échelle départementale, les disparités sont énormes. Le Tarn-et-Garonne enregistre une surmortalité de 26 %, le Gard, l’Aude et le Lot de 17 %, la Haute-Garonne de 9 % tandis que les Hautes-Pyrénées et la Lozère connaissent de leur côté une sous-mortalité de respectivement – 3 % et -13 %.

Le nombre de décès enregistrés en Occitanie en 2021, comparé à 2020 et à la moyenne 2018-19.
Le nombre de décès enregistrés en Occitanie en 2021, comparé à 2020 et à la moyenne 2018-19. - Insee Occitanie

Mais un tassement des décès de la troisième vague apparaît sur la courbe fin mai et devrait se confirmer quand les données du mois de juin seront exploitées.