Nice : Etudiant sans admission ? « Trouver une solution » n’est pas un Parcours(up) du combattant avec le service d’accompagnement

EDUCATION En 2020, 85.000 élèves avaient été admis dans cette deuxième étape de la plateforme

Elise Martin

— 

La plateforme Parcoursup (Illustration)
La plateforme Parcoursup (Illustration) — MOURAD ALLILI MOURAD/SIPA
  • Cette année, 931.000 candidats ont formulé au moins un vœu sur la plateforme Parcoursup.
  • Tous n’ont pas été admis dans leur choix et se retrouvent à devoir trouver d’autres solutions.
  • A Nice, comme dans d’autres académies, des services d’accompagnement proposent aux élèves un suivi pour trouver la meilleure solution.

De nombreuses histoires de lycéens et d’étudiants sans admission dans une formation souhaitée ont été relayées depuis l’arrivée de Parcoursup en 2018. Cette année encore, l’histoire se répète depuis le 27 mai et la phase d’admission. « J’avais fait une soixantaine de demandes, j’ai eu la moitié des réponses négatives et j’étais entre 800 et 3000e sur les listes d’attente », raconte Baptiste, élève de terminale scientifique avec 14 de moyenne qui avait envoyé son dossier à « pratiquement tous les Instituts de formation de soins infirmiers (Ifsi) de France ».

C’est pour répondre à ce genre de situation qu’il existe une procédure complémentaire. A cette étape, et même avant, la plateforme indique qu’un service d’accompagnement du candidat est disponible. « Tout commence au lycée avec un des deux professeurs principaux qui est totalement dédié au suivi des élèves, indique Philippe Dulbecco, recteur délégué à l’enseignement supérieur à Nice. Puis, avec la mobilisation en amont des services d’orientation ».

« Notre responsabilité est de trouver une solution pour tous les étudiants »

Dans cette seconde phase du parcours de l’étudiant, le rectorat communique une liste des candidats sans proposition aux établissements pour permettre d’être accompagnés en fonction de leurs profils. « Notre responsabilité est de trouver une solution pour tous les étudiants », déclare le recteur.

Le service Information orientation et insertion professionnelle (SIOIP) de l’Université Côte d’Azur est l’un des alliés de ce système. Il s’occupe des futurs étudiants du campus ou de ceux qui y sont déjà et veulent se réorienter. Camille Héritier, chargée d’orientation et d’insertion professionnelle au SIOIP développe : « On essaie de trouver des solutions quand il n’y a aucune réponse. On encourage vivement la procédure complémentaire parce qu’on sait, avec notre recul et notre expérience, que de nombreuses places se libèrent dans cette période-là ».

Ce service qui « guide et accompagne du début à la fin des études » conseille de « rester ouvert et de prendre cette phase comme une ouverture au champ des possibles ». Camille Héritier ajoute : « Il faut regarder régulièrement la plateforme, être patient et persévérant. La solution peut aussi être dans le choix géographique des demandes. Si la licence éco-gestion de Nice n’est pas accessible, peut-être qu’à Bordeaux, elle l’est. Cela demande des compromis mais ils peuvent aussi servir à concrétiser les projets professionnels ».

« Voir l'échec comme une opportunité »

La chargée d’orientation et d’insertion professionnelle propose aussi de revoir la formation initialement demandée. « Je sais que ce n’est jamais l’idéal quand on avait une idée précise mais c’est aussi l’occasion de rebondir, gagner en maturité, et peut-être retenter l’année suivante avec un dossier chargé d’expériences ». Dans ces possibilités, elle évoque le service civique ou une alternance par exemple pour « se confronter à la réalité du métier ».

« Il nous arrive aussi de ne pas comprendre les décisions de certains responsables de formation après l’envoi de dossier de motivation, avoue Camille Héritier. Mais la plupart du temps, les situations finissent par se débloquer et une solution finit toujours par être trouvée ». Quand ce n’est pas le cas, il est possible de saisir la commission d’accès à l’éducation supérieure (CAES) pour trouver une formation appropriée au profil si, malgré la phase complémentaire, rien n’a été trouvé.

« On est présent jusqu’au bout, ajoute le recteur. L’année dernière, on a même créé des places sur des formations en tension comme en médecine ». C’est d’ailleurs dans ce cursus que Baptiste a été admis mais il a décidé de se tourner vers la Belgique pour « faire la seule chose dont il avait vraiment envie ».

L’année dernière 85.000 candidats ont été admis durant cette procédure.