Grenoble : Trente-cinq ans après la disparition d’une mère de famille, les recherches reprennent

COLD CASE Marie-Thérèse Bonfanti a disparu le 22 mai 1986 alors qu’elle distribuait des journaux dans un immeuble de Pontcharra en Isère

Caroline Girardon

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Un gendarme de la brigade de recherches. Illustration.
Un gendarme de la brigade de recherches. Illustration. — F. Lodi - Sipa

Trente-cinq ans après la disparition de Marie-Thérèse Bonfanti sur la commune de Pontcharra (Isère), les recherches ont repris ce lundi sur le terrain, indique le parquet de Grenoble. Cette mère de deux enfants, âgée de 25 ans à l’époque, n’a plus donné signe de vie depuis le 22 mai 1986 alors qu’elle venait de livrer des journaux dans un immeuble.

Ses affaires avaient été retrouvées dans son véhicule à proximité immédiate des lieux. Les gendarmes ont rapidement eu la conviction qu’il s’agissait d’un crime. Pourtant, après plusieurs mois de recherches actives, l’enquête s’était soldée par un non-lieu.

Un deuxième cold case à connaître une avancée en quelques jours

A la demande des familles, le dossier a été rouvert en avril 2020, précise le parquet de Grenoble. « L’enquête, confiée au groupe cold case de recherches de la gendarmerie, a abouti en novembre 2020 à l’ouverture d’une information judiciaire contre X au pôle d’instruction criminelle pour enlèvement et séquestration », explique Eric Vaillant, procureur de la République de Grenoble.

A compter de ce lundi, les fouilles vont reprendre sur différents sites entourant les lieux supposés de l’enlèvement avec l’appui de l’armée.

Il s’agit du deuxième cold case rouvert dans le département de l’Isère en l’espace de quelques jours. La semaine dernière, le parquet de Grenoble avait annoncé une avancée significative dans le dossier concernant la mort de Michèle Chabert et de sa fille Christine, égorgées le 7 janvier 1993 à Sassenage. Vingt-huit ans après, le mari et père des deux victimes a été mis en examen pour assassinat, meurtre et viol.