Camargue : Les manadiers, qui craignent de disparaître, écrivent à Emmanuel Macron

TRADITIONS Ils demandent notamment le prolongement du fonds de solidarité de l'Etat, et un taux de TVA à 10 % pour les courses camarguaises 

N.B.

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Lors d'un lâcher de taureaux à Aigues-Mortes (Archives).
Lors d'un lâcher de taureaux à Aigues-Mortes (Archives). — N. Bonzom / Maxele Presse

Confrontés depuis plusieurs années à « des difficultés conjoncturelles », les manadiers, éleveurs de taureaux en Camargue, ont écrit une lettre ouverte au président de la République, Emmanuel Macron. Cette missive est signée par Florent Lupi, le président de la Fédération des manadiers de France, et par André Brundu (sans étiquette), le président de la communauté de communes Petite Camargue.

Bien qu’une partie, face à la crise, se soit diversifiée, la filière repose « sur un équilibre précaire, entre agrotourisme, festivités traditionnelles et vente de viande », écrit la Fédération des manadiers. Et « certaines manades risquent de disparaître ». Avec elle, « une part culturelle française reconnue et consacrée serait anéantie », et cela aurait « des conséquences dramatiques pour l’économie locale », indique la lettre.

Quand reprendront les fêtes votives ?

Les manadiers demandent notamment le prolongement du fonds de solidarité de l’Etat, et un taux de TVA à 10 % pour les courses camarguaises et les activités traditionnelles. Parmi les problèmes soulevés par la lettre des manadiers, les fêtes votives, primordiales pour la filière. « Malgré les mesures de déconfinement, collectivités et manadiers restent dans l’incertitude » sur leur organisation, alors que « certaines manifestations de grande ampleur, à l’image du Tour de France, sont quant à elles autorisées ».

La Fédération des manadiers de France rassemble 220 manades, essentiellement dans l’Hérault, le Gard, le Vaucluse et les Bouches-du-Rhône, soit 50.000 hectares.