Emmanuel Macron giflé : Le Président relativise l’épisode de la gifle, insiste sur l'« optimisme » des Français

AGRESSION Le Président a préféré appuyer sur l'« optimisme » qu’il ressent actuellement dans le pays

20 Minutes avec AFP

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Le Président de la République a de nouveau commenté la gifle qu'il a subit, lors de sa visite à Clairefontaine
Le Président de la République a de nouveau commenté la gifle qu'il a subit, lors de sa visite à Clairefontaine — Jean-Emmanuel Etty

Emmanuel Macron a de nouveau minimisé, ce jeudi 10 juin, l’épisode de la gifle reçue dans la Drôme. « Ce que je sens dans le pays, c’est de l’optimisme, c’est une volonté de retrouver la vie, c’est du dynamisme », et « beaucoup de gens veulent travailler à plein » alors que la crise sanitaire s’apaise, affirme le chef de l’Etat dans un entretien à BFMTV après avoir déjeuné avec l'équipe de France de football à Clairefontaine (Yvelines).

Dans ce contexte, il indique ne pas sentir que « la société soit dans l’état » dans lequel elle se trouvait lors « des moments de très fortes tensions » qu’il a eu à connaître depuis le début du quinquennat comme « la crise des gilets jaunes ».

« Ce n’est pas grave de recevoir une gifle »

« Ne faisons pas dire à cet acte imbécile et violent [la gifle] plus qu’il ne faut lui en faire dire », selon lui. « Il faut relativiser et ne rien banaliser » mais « ce n’est pas grave de recevoir une gifle quand on va vers une foule », ajoute-t-il.

Il a refusé de se prononcer sur la comparution immédiate jeudi de l’auteur, Damien T. devant le tribunal correctionnel de Valence, condamné, depuis, à 18 mois de prison, dont 14 avec sursis.

Pour Emmanuel Macron, « la vraie violence, ce n’est pas ça », mais plutôt celle subie par « les femmes qui meurent sous le coup de leur compagnon et de leur mari » car « il y a encore trop de féminicides contre lesquels nous nous battons avec force », ou par les maires qui « sont agressés ».