Affaire Mia : Un ex-militaire interpellé dans les Hautes-Pyrénées

ENQUETE Ce lieutenant-colonel à la retraite, a été interpellé lors d'une opération des gendarmes de la section de recherches de Nancy et de policiers de la Direction générale de la sécurité intérieure

F.F. avec AFP
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Le procureur Nicolas Heitz lors d'une conférence de presse relative à l'enlèvement de Mia, le 14 avril 2021.
Le procureur Nicolas Heitz lors d'une conférence de presse relative à l'enlèvement de Mia, le 14 avril 2021. — SEBASTIEN BOZON / AFP

L'enquête se poursuit sur l'enlèvement de la petite Mia. Un ancien militaire à la retraite soupçonné d'être impliqué dans l'enlèvement de la petite Mia, mi-avril dans les Vosges, a été interpellé mardi dans les Hautes-Pyrénées, a-t-on appris ce jeudi de source proche du dossier confirmant une information de BFMTV. Cet homme, un lieutenant-colonel à la retraite, a été interpellé lors d'une opération des gendarmes de la section de recherches de Nancy et de policiers de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI), a ajouté la même source, précisant qu'il était proche de Rémy Daillet, figure d'un mouvement complotiste soupçonné d'avoir organisé l'enlèvement de la fillette.

La petite Mia, 8 ans, avait été enlevée mi-avril à la demande de sa mère par plusieurs hommes alors qu’elle était hébergée chez sa grand-mère maternelle dans un village des Vosges. Sa mère n’avait plus le droit de la voir seule ni de lui parler au téléphone. Une Alerte enlèvement avait rapidement été diffusée et d’importants moyens policiers ont permis de la retrouver cinq jours plus tard avec sa mère en Suisse.

Des membres de la sphère complotistes

Rémy Daillet, 54 ans, un ancien cadre du MoDem en Haute-Garonne, exclu du parti centriste en 2010, a également été interpellé il y a une dizaine de jours. Cet homme de 54 ans, devenu depuis une figure du mouvement complotiste, a tenté de se défendre dans une vidéo mise en ligne après l'enlèvement. Sans évoquer nommément Mia, il réfutait le terme d’enlèvement.

« La grosse presse tente de nous discréditer au maximum en m’accusant par exemple de fomenter des enlèvements », affirmait-il dans cette vidéo d’environ 5 minutes assez décousue. « Notre organisation, libre, résistante, rend des enfants kidnappés par l’Etat à des parents, à leur demande. Il n’y a donc absolument pas d’enlèvement ». Dans d’autres vidéos plus anciennes il défendait l’idée d’un coup d’Etat populaire et se disait opposé aux impôts, aux vaccins, aux masques ou à la 5G.

Dans le cadre de l’affaire Mia, six hommes et la mère de la fillette, proches de la mouvance anti-système et complotistes, ont été mis en examen et placés en détention provisoire.