Lourdes : Retour progressif des pèlerinages, principalement français

TOURISME Les projections pour 2021 sont seulement de « 30 % de fréquentation de plus qu’en 2020 », les pèlerinages d’avril et de mai ayant tous été annulés

20 Minutes avec AFP

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A la grotte de Lourdes, en période d'épidémie de coronavirus.
A la grotte de Lourdes, en période d'épidémie de coronavirus. — Laurent DARD / AFP

Le sanctuaire de Lourdes qui attirait avant la crise sanitaire des millions de fidèles du monde entier s’apprête à accueillir au cours des prochains mois environ 60 % des pèlerinages habituels, composés majoritairement de Français, a indiqué mardi à son recteur. Après une année 2020 « historique » avec la fermeture du sanctuaire pendant deux mois et l’annulation de 85 % des pèlerinages, « le sentiment qui domine en ce moment est l’espérance », affirme Mgr Olivier Ribadeau Dumas.

Ainsi, pour les mois de juillet, août, septembre et octobre, « plus de 60 % des pèlerinages habituels ont été maintenus », se félicite le recteur du sanctuaire de Lourdes (Hautes-Pyrénées). Il précise toutefois que les projections pour 2021 sont seulement de « 30 % de fréquentation de plus qu’en 2020 », les pèlerinages d’avril et de mai ayant tous été annulés.

Peu d’Espagnols cette année

« 2021 sera une année meilleure que 2020 même si nous ne retrouverons pas encore les niveaux de 2019 où nous étions dans une spirale vertueuse, avec une remontée du nombre de pèlerins des quatre coins du monde comme les Brésiliens, Philippins ou Coréens », estime Mgr Ribadeau Dumas.

« Ceux qui viendront à Lourdes seront principalement des Français. Les Espagnols venaient habituellement en juin mais ils ont été peu nombreux cette année », souligne le recteur, insistant sur l’importance des pèlerins italiens notamment. « Les lignes aériennes vont rouvrir avec un certain nombre de capitales européennes, mais il faudra sans doute plus longtemps pour que les fidèles d’outre-Atlantique reviennent », ajoute-t-il.

Pas de « pass sanitaire »

Selon lui, malgré l’amélioration de la situation, la perte d’exploitation du sanctuaire en 2021 est estimée à cinq millions d'euros, supérieure à celle de 2020 (quatre millions d’euros), à cause notamment de « coûts fixes importants et d’une baisse des aides de l’Etat ».

Le sanctuaire, qui peut accueillir jusqu’à 30.000 personnes sur ses 56 hectares, « est prêt à accueillir tout le monde, sans inquiétude sur le niveau des jauges, mais les processions se feront par des rassemblements de 500 personnes », précise le recteur de l’un des premiers sites de pèlerinage catholique du monde. Le « pass sanitaire » ne sera pas demandé pour y accéder.