PMA pour toutes : « Nous y sommes enfin », félicite Olivier Véran

LOI BIOETHIQUE Le ministre de la Santé a promis que des couples de femmes pourront « s’inscrire dans des parcours PMA dès la rentrée »

20 Minutes avec AFP

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Olivier Véran, ministre de la Santé à l'Assemblée nationale le 1er avril 2021. (Illustration)
Olivier Véran, ministre de la Santé à l'Assemblée nationale le 1er avril 2021. (Illustration) — Jacques Witt/SIPA

« Nous y sommes enfin », s’est réjoui lundi le ministre de la Santé Olivier Véran, en promettant devant l’Assemblée nationale que des couples de femmes pourront « s’inscrire dans des parcours PMA dès la rentrée ».

Première et probablement seule grande réforme de société du quinquennat d’Emmanuel Macron, le projet de loi bioéthique prévoit, entre autres, d’ouvrir la procréation médicalement assistée aux femmes seules. Il doit être adopté dès cet été, d’où la nécessité pour Olivier Véran de préparer des textes d’application de la loi au plus vite, alors que s’ouvraient des débats en nouvelle lecture ce lundi.

1.550 amendements

« Après près d’un an et demi d’une crise sanitaire qui a profondément bouleversé la vie des Français et la vie de cette assemblée, je ne peux m’empêcher de voir dans le retour de ce texte devant le Parlement le signe d’un pays qui regarde à nouveau l’avenir avec confiance, avec exigence », a ajouté M. Véran.

Vent debout, l’opposition de droite a déposé près des deux tiers des 1.550 amendements au menu jusqu’à vendredi. « L’exécutif fait preuve d’une absence catastrophique de sens des priorités et des responsabilités » au regard notamment de la crise sanitaire, ont estimé quelque 80 parlementaires LR dans une tribune récente à La Croix.

« La famille française s’agrandit dans la diversité de ses modèles et la richesse de ses configurations. C’est un enjeu d’égalité », a néanmoins défendu le ministre devant un hémicycle très peu fourni, en espérant « des débats apaisés, constructifs ».

La GPA : ligne rouge du gouvernement

Outre l’ouverture de la PMA, le projet gouvernemental prévoit une délicate réforme de la filiation et de l’accès aux origines, et aborde nombre de sujets complexes comme l’autoconservation des ovocytes ou la recherche sur les cellules souches embryonnaires.

Alors que de nombreux députés LR voient dans la PMA pour toutes le « cheval de Troie » de la gestation pour autrui (GPA, c’est-à-dire par mère porteuse), le ministre de la Justice Eric Dupond-Moretti a ensuite rappelé que « l’interdit de la GPA reste pour le gouvernement une ligne rouge infranchissable ». Plus de 1.500 amendements sont au menu jusqu’à vendredi sur ce texte fleuve, porté pour la partie recherche par la ministre Frédérique Vidal.