Présidentielle 2022 : Pour Mélenchon, pas d’union « hypocrite » à gauche au premier tour, mais un « vote commun » au second

ELECTION Candidat déclaré à la présidentielle, Jean-Luc Mélenchon obtient de 12 à 13 % des intentions de vote dans les récents sondages

20 Minutes avec AFP

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Le candidat à la présidentielle de 2022 Jean-Luc Mélenchon.
Le candidat à la présidentielle de 2022 Jean-Luc Mélenchon. — Jacques Witt/SIPA

« Il y a deux gauches qui ne sont pas compatibles à un premier tour » d’élection présidentielle, mais il faut « un vote commun » et une « union populaire » au second tour pour que la gauche l’emporte en 2022, a réclamé Jean-Luc Mélenchon (LFI) dimanche.

Si je « sautais dans les bras de Monsieur Valls ou Hollande, tout le monde dirait "ceux-là sont des hypocrites, ce n’est pas vrai, ils ne peuvent pas se blairer". C’est vrai, nous sommes en désaccord sur tout. Il y a là deux gauches qui ne sont pas compatibles » au premier tour, a estimé le patron des insoumis, dans Questions politiques (France Inter/Le Monde, Franceinfo).

« Il y aura un vote commun si je suis en tête »

« Mais dans un deuxième tour d’élection, il faut qu’il y ait un vote commun. Il y aura un vote commun si je suis en tête. Pour l’instant c’est moi qui suis en tête dans ce qui est considéré comme la gauche, du simple au double, je me permets de le dire », a-t-il souligné.

Candidat déclaré à la présidentielle, Jean-Luc Mélenchon obtient de 12 à 13 % des intentions de vote dans les récents sondages, contre 6 ou 7 % pour Anne Hidalgo (PS) et 6 % pour Yannick Jadot (EELV) s’ils se présentaient. Loin derrière Marine Le Pen (RN, 28 %) et Emmanuel Macron (LREM, de 25 à 27 % des voix), tandis qu’à droite, Xavier Bertrand (ex-LR) est crédité de 14 %.

Avec le PS, les Verts ou les communistes, « je sais que nous sommes séparés par des oppositions sérieuses et qu’on ne peut pas les nier. Nous ne sommes pas d’accord sur l’Europe, le nucléaire et la VIe République », souligne Jean-Luc Mélenchon. Mais « pour gagner, il faut une majorité, il faut que se réalise dans les urnes l’union populaire, c’est-à-dire tous les gens qui sont d’accord avec un programme comme rétablir l’ISF, augmenter le SMIC, etc. »

« Crève-cœur »

Selon lui, aujourd’hui, « l’union de la gauche fait obstacle à l’union populaire ». Le patron des insoumis cite la présence d’Olivier Faure (PS) ou de Yannick Jadot à la manifestation des policiers le 19 mai, une « manif des policiers factieux », après laquelle « le premier hashtag (mot-clé sur le réseau social Twitter) en tête c’était plus jamais le PS ».

Le patron des insoumis insiste aussi sur le « crève-cœur » de voir les communistes présenter un candidat à part en 2022, le secrétaire national Fabien Roussel. « Je leur demande de réfléchir si le communisme est une étiquette ou un contenu ».