Paris : 1.000 à 1.600 personnes dans la rue en mémoire de Clément Méric

NO PASARAN Cette manifestation intervient au lendemain du procès en appel au terme duquel deux ex-skinheads ont été condamnés à cinq et huit ans de prison pour la mort de Clément Méric

B.D. avec AFP

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Paris : Un millier de personnes dans la rue à la mémoire de Clément Méric — 20 Minutes

Entre 1.000 et 1.600 personnes ont manifesté dans le calme ce samedi après-midi à Paris en mémoire du militant antifasciste Clément Méric, tué en 2013 à la suite d’une rixe avec des skinheads.

« Huit ans après, Clément vit dans nos luttes, combattons le fascisme », peut-on lire sur la banderole de tête du cortège dans lequel figurent des sections antifascistes de Paris, des militants de la CGT Paris, du NPA, de l’Union communiste libertaire (UCL), du syndicat Solidaires, de la Confédération nationale du travail (CNT) ou de l’UNEF.

« Il faut être là car on constate une diffusion des idées d’extrême droite »

Le cortège, composé de 1.000 à 1.500 personnes selon les organisateurs, 1.600 selon la police, s’est élancé peu après 14h de la place de la République, pour arriver place Gambetta (XXe) aux alentours de 16h30. « Au-delà de la mémoire de Clément Méric, il faut être là car on constate une diffusion des idées d’extrême droite à énormément de niveaux », a déclaré un enseignant du supérieur, qui a souhaité conserver l’anonymat.

Accompagnée de slogans (« Nous sommes tous antifascistes », « Nous sommes tous des enfants de Gaza »), cette manifestation intervient au lendemain du procès en appel au terme duquel deux ex-skinheads ont été condamnés à cinq et huit ans de prison pour la mort de Clément Méric, après une brève rixe entre militants d’extrême gauche et d’extrême droite, en marge d’une vente privée de vêtements de la marque Fred Perry.

« Un procès c’est mieux que rien mais ce n’est pas suffisant avec le climat de montée actuelle du fascisme, notamment dans l’enseignement supérieur et les appels récents à des coups d’Etat lancés par des anciens militaires », a estimé Emma, une étudiante qui n’a pas souhaité dévoiler son nom de famille.