Dordogne : L’état de santé de l’ex-militaire blessé ne permet pas de l’interroger

ENQUETE L’homme de 29 ans a été évacué lundi au CHU de Bordeaux et a été « replongé dans le coma lundi soir »

20 Minutes avec AFP
— 
D'importants moyens ont été déployés pour maîtriser l'ex-militaire ce lundi.
D'importants moyens ont été déployés pour maîtriser l'ex-militaire ce lundi. — Thibaud Moritz / AFP
  • L’homme arrêté après une traque de 36 heures ce lundi se trouve dans un état critique et ne peut pas être entendu par les enquêteurs.
  • Il a été grièvement touché à la gorge par un tir de riposte du GIGN lors de son arrestation.
  • Des investigations se poursuivent sur le terrain.

Grièvement blessé à la gorge par un tir de riposte du GIGNlors de son arrestation ce lundi, l’ancien militaire de 29 ans n’est pas en état d’être interrogé, a indiqué mardi le parquet de Périgueux. Les investigations se poursuivaient mardi pour retracer sa dérive violente. 

« La procédure judiciaire » qui supposerait son placement en garde à vue et une éventuelle mise en examen, « reste à cette heure suspendue à l’évolution de son état de santé, encore incertain », a déclaré la procureure de la République de Périgueux, Solène Belaouar. Le suspect « n’est pas audible dans l’immédiat », a ajouté la magistrate, confirmant une source proche de l’enquête. Selon cette source, l’homme, évacué lundi au CHU de Bordeaux, a été « replongé dans le coma lundi soir ».

Des investigations sur le terrain

Dans l’attente d’une évolution de son état de santé, « les investigations techniques et scientifiques, tentaculaires », selon la procureure, « se poursuivent sur le terrain » parcouru par le suspect, lourdement armé, qui a ouvert le feu à plusieurs reprises vers les gendarmes, sans faire de blessés, lors d’une traque de 36 heures dans les villages du Lardin-Saint-Lazare et de Condat-sur-Vézère.

Lundi, de nombreux gendarmes dont ceux de l’identification criminelle, ont continué à ratisser ce périmètre de zones boisées et résidentielles. Au point de départ de cette traque, les gendarmes avaient été appelés dans la nuit de samedi à dimanche pour des violences conjugales sur son ex-femme, dont il n’avait pas le droit de s’approcher depuis la pose d’un bracelet électronique le 3 mai en aménagement d’une condamnation précédente. Entre 2015 et 2020, il a été condamné à quatre reprises pour des violences à l’encontre de son ex-femme avec laquelle il a eu trois enfants.

Décrit comme « aguerri » et suivant une « logique » de « suicide by cops » [par policiers], selon les autorités, l’homme a refusé de se rendre malgré les tentatives de négociation du GIGN. « Les 36 heures de traque ont montré qu’il avait encore de bons restes de ses années militaires », a souligné une source proche de l’enquête. « Pourquoi était-il à bout ? C’est ce que cherchent à savoir les enquêteurs », a-t-elle résumé.