Morbihan : Plus d’un millier de manifestants pour défendre la Fonderie de Bretagne

SOCIAL L’usine, mise en vente par le groupe Renault, est bloquée depuis plus d’un mois par ses salariés

J.G. avec AFP

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A Caudan (Morbihan), la Fonderie de Bretagne est bloquée depuis le 27 avril par les grévistes.
A Caudan (Morbihan), la Fonderie de Bretagne est bloquée depuis le 27 avril par les grévistes. — Fred Tanneau / AFP

« La Fonderie de Bretagne doit vivre », « Fondeur oui, chômeur non »… C’est derrière ces banderoles qu’entre 1.200 et 2.000 personnes ont manifesté samedi dans les rues d’Hennebont (Morbihan) pour défendre l’usine, mise en vente par le groupe Renault et bloquée depuis plus d’un mois par ses salariés. « La population était là, les élus locaux de tous bords sont venus. C’est une photo un peu rare qu’on n’est pas près de revoir. Tout le monde a conscience de la situation », a déclaré Maël le Goff, délégué CGT du site de Caudan.

Renault a annoncé le 11 mars dernier la mise en vente de l’usine afin de « garantir un avenir au site et d’y pérenniser les emplois ». Les syndicats demandent, eux, à rester dans le groupe Renault et le retour à Caudan de volumes de production qui ont été délocalisés à l’étranger. Héritière des Forges d’Hennebont, créées en 1860, la Fonderie de Bretagne est implantée depuis 1965 à Caudan, où elle emploie environ 350 salariés.

La justice saisie pour faire cesser le blocage

Deux délégués syndicaux ainsi que la CGT sont par ailleurs convoqués mardi après-midi devant le tribunal de Lorient dans le cadre d’un référé pour le blocage de l'usine qui a commencé le 27 avril, a souligné Maël le Goff. « Fonderie de Bretagne a signifié au syndicat CGT de l’usine et aux principaux leaders du mouvement de blocage du site leur assignation en justice par voie d’huissier », a confirmé le groupe Renault.

« Comme exprimé le 20 mai, Fonderie de Bretagne a saisi la justice afin de faire cesser le blocage du site de Caudan et permettre la reprise des activités dans les conditions nécessaires de sécurité », a ajouté le groupe automobile qui estime « qu’après quatre semaines de blocage, il est vital que les activités de la Fonderie de Bretagne puissent reprendre et que les salariés qui le souhaitent puissent à nouveau se rendre sur leur lieu de travail ».