Policière agressée près de Nantes : Le parquet de Nantes reste saisi de l'enquête

ATTAQUE « Cette situation pourra être réexaminée dans les prochains jours en fonction des éléments nouveaux que l’enquête pourra le cas échéant révéler », a précisé le procureur de la République de Nantes

20 Minutes avec AFP
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Une rue barrée après l'attaque au couteau survenue à La Chapelle sur Erdre, le 28 mai 2021
Une rue barrée après l'attaque au couteau survenue à La Chapelle sur Erdre, le 28 mai 2021 — J. Urbach/ 20 Minutes

Le parquet de Nantes reste saisi de l’enquête sur la policière attaquée au couteau à La Chapelle-sur-Erdre. L’ensemble des « éléments d’enquête a été communiqué au procureur de la République antiterroriste de Paris. Il a été convenu, après une nouvelle analyse, qu’en l’état des investigations, le parquet de Nantes restait saisi de cette affaire », a précisé le procureur de la République de Nantes, Pierre Sennès, dans un communiqué. « Cette situation pourra être réexaminée dans les prochains jours en fonction des éléments nouveaux que l’enquête pourra le cas échéant révéler », a-t-il ajouté.

Résumant les dernières investigations, le procureur indique que la section de recherches de la gendarmerie de Nantes a recueilli depuis vendredi « plus de cinquante dépositions », notamment celles des personnes se trouvant dans les locaux de la police municipale de la Chapelle-sur-Erdre au moment des faits, dont « les deux agents victimes d’une tentative de meurtre ».

A aucun moment « l’assaillant n’a fait état d’une revendication de type terroriste »

« Les enquêteurs ont recueilli la déclaration de la jeune femme qui, le 28 mai entre 10h40 et 13h00, a été séquestrée par l’agresseur dans son domicile », ajoute-t-il, sans plus de précision. Selon une source proche du dossier la femme séquestrée a affirmé qu’à aucun moment « l’assaillant n’a fait état d’une revendication de type terroriste ».

Les auditions des gendarmes, de témoins et l’exploitation de vidéos, « ont permis d’imputer au mis en cause trois séries de tirs par arme à feu sur les militaires (…) avec deux derniers tirs entraînant la réplique des forces de l’ordre causant son décès », indique le parquet.

L’autopsie réalisée ce samedi a établi que Ndiaga Dieye, 39 ans, était mort à la suite d’une « blessure par balle au niveau de l’abdomen ». « De nombreuses dépositions sont actuellement recueillies dans l’environnement professionnel et familial de l’agresseur afin de cerner sa personnalité », précise le magistrat. Une tablette informatique et un téléphone portable ont été saisis au domicile de Ndiaga Dieye. Leurs « données sont en cours d’exploitation » et « les résultats seront connus en début de semaine prochaine », ajoute le procureur.