Education : Blanquer annonce une enveloppe de 700 millions d’euros pour revaloriser les salaires des profs en 2022

ENSEIGNEMENT Sur ce total, 400 millions d'euros vont concerner de nouvelles primes

20 Minutes avec AFP

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Le ministre de l'Education nationale, Jean-Michel Blanquer.
Le ministre de l'Education nationale, Jean-Michel Blanquer. — JC Tardivon

Une enveloppe conséquente. Le ministre de l’Education nationale, Jean-Michel Blanquer, a annoncé ce mercredi que 700 millions d’euros seraient alloués en 2022 à la revalorisation des revenus des enseignants. Sur cette somme, 400 millions d’euros prendront la forme de nouvelles primes.

« En 2022, une enveloppe de 700 millions d’euros sera dédiée aux revalorisations, a ainsi indiqué le locataire de la rue de Grenelle. Il y a 100 millions d’euros qui permettront la montée en puissance des mesures déjà décidées, 400 millions pour mettre en œuvre les nouveaux engagements, et 200 millions d’euros pour l’action sociale ». Cette annonce est intervenue à l’issue du Grenelle de l’éducation qui, durant trois mois, a consisté en différents ateliers visant à « réfléchir aux modernisations de l’Education nationale ».

Une avancée « inédite » selon Blanquer

Selon le ministre, la ventilation de cette enveloppe de 700 millions sera discutée « au long du mois de juin » avec les organisations syndicales, ainsi que les modalités de mise en œuvre. « L’ensemble des personnels est concerné par cette enveloppe, mais la priorité reste donnée aux débuts de carrière, de manière à rendre attractif le métier d’enseignant », ajoute-t-on au ministère. Les salaires des enseignants français sont inférieurs de 7 % en début de carrière à la moyenne des pays de l’OCDE. « Sur une base pluriannuelle, l’objectif est de rejoindre le peloton de tête », a martelé le ministre.

« Au global, cela porte à 1,1 milliard d’euros la somme accordée sur deux années à la revalorisation des enseignants », s’est félicité Jean-Michel Blanquer, saluant une avancée « inédite ». Pour permettre une hausse ciblée sur les débuts de carrières, le budget 2021 du ministère avait été augmenté de 400 millions d’euros (500 millions en année pleine). Ces premières augmentations doivent être versées fin mai.

Les syndicats déçus

Tous les syndicats s’étaient battus pour obtenir une loi de programmation pluriannuelle gravant dans le marbre des hausses de salaires. « Pour nous, une (telle) loi était un moyen de montrer le soutien qu’on pouvait apporter au personnel de l’Education nationale, qui a fait preuve d’un très grand engagement pendant la crise sanitaire. On a montré à quel point on a réussi à tenir la baraque. C’est une vraie occasion manquée », a regretté auprès de l’AFP Jean-Rémi Girard, président du SNALC, syndicat du secondaire.

« On est très loin de ce qu’attendent les enseignants, ça ne va pas assez loin, ce n’est pas des annonces qui vont révolutionner le métier », a regretté pour sa part Guislaine David, secrétaire générale du Snuipp-FSU, premier syndicat du primaire.