Finistère : L’abattoir de truies épinglé par L214 a repris son activité

AGROALIMENTAIRE Le préfet a donné son autorisation pour la réouverture progressive et partielle de l’abattoir de Briec ce mercredi

Jérôme Gicquel

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Des cas de maltraitance animale ont été dévoilés par L214 dans une vidéo tournée à l'abattoir de Briec, dans le Finistère, propriété d'Intermarché.
Des cas de maltraitance animale ont été dévoilés par L214 dans une vidéo tournée à l'abattoir de Briec, dans le Finistère, propriété d'Intermarché. — Association L214

Des images choquantes. Dans une vidéo, L214 a dévoilé au début du mois de mai la maltraitance dont étaient victimes les truies dans un abattoir de Briec, dans le Finistère. Dans la foulée, l’association de protection animale avait porté plainte contre le groupe Agromousquetaires, propriétaire de la Société briécoise d’abattage, pour « sévices graves » et déposé un recours en responsabilité contre l’Etat, l’accusant de « manquements ». L’abattoir avait, en effet, déjà été épinglé en 2016 pour non-respect de règles sanitaires.

A la suite de la diffusion des images, le parquet de Quimper avait ouvert une enquête et la direction de l’abattoir avait suspendu sa ligne de production. La préfecture du Finistère avait alors indiqué que l’usine ne pourrait rouvrir « que quand toute la lumière sera faite sur ses pratiques ».

Un système de vidéosurveillance installé dans l’abattoir

C’est désormais chose faite avec la réouverture partielle et progressive de l’activité d’abattage depuis ce mercredi. Pour obtenir le feu vert des autorités administratives, le groupe Agromousquetaires explique dans un communiqué avoir pris des mesures visant à « renforcer les moyens de contrôle en ce qui concerne la protection animale ». Les employés en contact avec les animaux ont ainsi « suivi au cours des dernières semaines une formation de recyclage au certificat de compétences à la protection animale ».

Le groupe indique par ailleurs qu’un dispositif de vidéosurveillance a été installé dans l’abattoir pour garantir une vigilance accrue et continue concernant la maîtrise de la protection animale, sur l’ensemble du parcours des animaux vivants ». Il ajoute enfin que les travaux prévus cette année pour fluidifier le parcours des animaux dans les couloirs de l’abattoir « ont déjà été réalisés ».