Affaire Mia: Un second rapt d'enfant était projeté par les ravisseurs ?

FAITS-DIVERS Selon « Le Parisien », le commando de militants complotistes qui avait enlevé Mia chez sa grand-mère, mi-avril, préparait un autre rapt d’une fillette placée dans le Puy-de-Dôme. Cette seconde mission devait impliquer d’anciens militaires

F.P.
— 
Mia, 8 ans, a été enlevée par trois hommes alors qu'elle était chez sa grand-mère
Mia, 8 ans, a été enlevée par trois hommes alors qu'elle était chez sa grand-mère — SEBASTIEN BOZON / AFP

Le 13 avril, Mia, fillette de 8 ans, avait été enlevée dans les Vosges, au domicile de sa grand-mère qui en avait la garde, par un commando de militants antisystème et illuminés à la demande, selon leurs déclarations, de la maman de Mia. Quatre hommes, dont les trois ravisseurs, ont été placés en garde à vue dans cette enquête qui n’a pas fini de révéler des surprises, assure ce dimanche Le Parisien.

Car Mia n’aurait pas été leur unique cible. Selon les informations du quotidien, la justice enquête sur un autre projet de rapt d’enfant fomenté par le même réseau ultra-complotiste de l’affaire Mia, dont certains de ces membres s’étaient érigés en sauveurs d’enfants prétendument maltraités et livrés aux mains de réseaux pédophiles.

Mia, pas l’unique cible ?

C’est Adrien B., alias Booga, animateur du Doubs de 42 ans et considéré comme l’un des organisateurs du kidnapping de Mia, a révélé l’existence de cette « seconde opération » lors de sa garde à vue.

Adrien B avait été sollicité fin 2020 par une mère de famille habitant une petite commune du Puy-de-Dôme pour « extraire » sa fille placée par la justice dans une maison d’enfants à caractère social (MECS). Dans des vidéos postées sur YouTube ces derniers mois, la mère de cette petite fille, qui se présente comme aide-soignante, dénonce de supposées maltraitances extrêmes sur sa fille au sein de ce foyer d’aide sociale à l’enfance, rapporte Le Parisien.

Une opération qui capote

Adrien B., qui a accueilli plusieurs jours cette maman à son domicile au Nouvel an, raconte alors avoir une équipe pour préparer la soustraction de sa fille dans le Puy-de-Dôme, poursuit Le Parisien. Avant d’abandonner cette mission, « en raison de difficultés opérationnelles », selon Adrien B. Entendue par les gendarmes, sa compagne avance une autre explication : celle du désistement du chef de ce second commando, qui impliquait d’anciens militaires.