Plogging, écharpe solidaire et messagerie qui plante… Nos initiatives préférées de la semaine

RATTRAPAGE Comment ça, on ne parle que des trains qui arrivent en retard ? Voici sept initiatives en avance sur leur temps repérées par la rédaction de 20 Minutes cette semaine

Laurent Bainier
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Nicolas Vandenelsken s'apprête à organiser le GreeNico Tour, un Tour de France du Plogging.
Nicolas Vandenelsken s'apprête à organiser le GreeNico Tour, un Tour de France du Plogging. — Pascal Bonière

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1. Le ramassage de déchets en circuit course

Le plogging, c’est un peu de suédois (le nom vient de plocka upp, « récupérer » dans la langue d’Abba), beaucoup de jogging et une vraie conscience environnementale. Cette pratique en plein essor consiste en effet à ramasser des déchets pendant qu’on effectue son entraînement de running. Aujourd’hui, l’association derrière cette activité compte des ambassadeurs dans 84 pays et revendique 150.000 membres.

Nicolas Vandenelsken est l’un d’eux. L’an passé, il avait proposé aux organisateurs du Tour de France de finir le dernier kilomètre de chaque étape du Tour en ramassant les déchets. Cette saison, il a poussé plus loin son idée. Le GreeNico Tour, c’est un tour de France du plogging qui doit s’élancer de Vieux-Condé, dans le Nord, à la mi-août. Pour s’achever à Paris le 8 décembre, journée mondiale pour le climat. 115 jours de course et, quel que soit l’itinéraire, des tonnes de déchets ramassés. « Malheureusement, il n’y a qu’à se baisser pour trouver des déchets », conclut Nicolas Lemonnier.

2. Adieu les messageries qui n’ont que le logo de vert

Et si vous abandonniez Whatsapp pour une messagerie qui plante, qui plante, qui plante ? C’est ce que propose la société rennaise Dolmen avec Treebal, sa messagerie instantanée chiffrée qui plante des arbres pour le compte de ses utilisateurs. Gratuite pour le grand public mais payante pour les professionnels, elle engage la moitié des revenus générés dans des projets de reforestation. Et pour réduire encore son empreinte carbone, elle supprime automatiquement tous les messages au bout de sept jours. « L’idée n’est pas de faire culpabiliser les utilisateurs mais de leur faire prendre conscience qu’ils peuvent agir pour limiter l’impact environnemental du numérique », indique David Godest, PDG de Dolmen. Testée depuis plusieurs semaines, Treebal, qui sera disponible dans toute l’Europe courant juin, compte déjà plusieurs milliers utilisateurs.

3. Une idée neuve pour les vieilles lunettes

Collecter les lunettes inutilisées, les faire reconditionner par des personnes en situation de handicap et les revendre à prix réduit ou les envoyer dans des pays en développement… C’est le credo de la société lilloise Les lunettes de Zac.« Je suis partie du constat qu’on avait tous quelques vieilles paires de lunettes qui traînent au fond d’un tiroir », explique sa fondatrice, Ophélie Vanbremeersch. L’étudiante de 20 ans remet ainsi à neuf 1.000 lunettes chaque mois et propose des versions adaptées à votre vue grâce à un partenariat avec l’opticien Antoine Lamblin. Visionnaire !

4. Une deuxième vie grâce à Phenix

Contre le gaspillage ou les invendus, les actions fleurissent. La start-up Phenix, qui donne une seconde vie aux produits d’hygiène et de puériculture invendus, a ainsi signé un partenariat avec le groupe Pierre-Fabre. Depuis l’accord, près de 250 palettes de produits d’hygiène et de soins de la peau ont été données à douze associations toulousaines partenaires de Phenix qui les ont redistribuées à des personnes démunies. Tout le monde y gagne, même le groupe pharmaceutique. « Ce sont des produits invendus à cause d’un changement de packaging, de marques, de stocks dormant ou d’un problème d’étiquetage, qui aurait dû être détruits, coûtant de l’argent à l’entreprise », explique Jean Moreau, le fondateur de Phénix.

5. Sara Nav, les yeux de la mer

Depuis 20 ans, l’association brestoise Orion embarque es personnes déficientes visuelles pour des virées au large de la Bretagne. Elle a franchi un cap supplémentaire dernièrement en créant Sara Nav, une application gratuite qui permet aux marins non-voyants de naviguer en toute autonomie. Elle donne à l’oral les informations indispensables au skipper comme le cap, la profondeur ou la vitesse du vent.  « Cela nous donne des informations que l’on n’a pas avec les yeux mais ce n’est pas un pilote automatique, on garde la main et c’est très valorisant », explique Olivier Ducruix, qui a testé l’appli sur un lac et particulièrement apprécié « le rééquilibrage des rôles » avec la personne valide à bord du bateau.

6. Les boîtes de snacks japonais font un carton

Contre mauvaise fortune, bonne fortune. C’est un peu la morale de l’aventure de Baptiste Delannoy, un jeune nordiste coincé au Japon du fait de l’épidémie de coronavirus. Pour garder le lien avec la France, il s’est mis à envoyer à ses proches des colis remplis de snacks japonais impossibles à trouver ailleurs qu’en Extrême-Orient. Devant l’engouement créé par ses envois, il a l’idée d’en faire un business, montant un site de livraison à destination de box alimentaires à destination de la France. « Aujourd’hui, mon chiffre d’affaires est d’environ 10.000 euros par mois. Rien qu’en avril, j’ai expédié 300 box », calcule Baptiste.

7. Le rire en écharpe pour aider les enfants hospitalisés

On termine cette sélection avec l’initiative de l’entreprise girondine Dream Colors au profit de l’association Le Rire médecin. A l’approche de l’Euro, elle a décidé de créer une écharpe qui permettra de financer l’action de l’association. La semaine dernière, un financement participatif a été lancé sur la plateforme Kisskissbankbank. La première étape sera d’atteindre la barre des 1.000 écharpes précommandées avec un prix à l’unité de 15 euros et une livraison prévue en juillet prochain. Toutes les dix écharpes de vendues, cela permettra une visite d’un enfant par un duo de clowns à l’hôpital. En France, un enfant sur deux connaît au moins une hospitalisation avant 15 ans rappelle Le Rire Médecin.

C’est tout pour cette semaine. On revient vendredi prochain. D’ici là pensez à vous abonner et à nous envoyer vos meilleures initiatives à solutions@20minutes.fr