Morbihan : Placé en liquidation judiciaire, le zoo de Pont-Scorff a trouvé son repreneur

ANIMAUX Le tribunal de commerce de Lorient a retenu le projet « Breizh Park », porté par un entrepreneur des Côtes-d’Armor

J.G. avec AFP
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Une girafe dans un enclos au zoo de Pont-Scorff dans le Morbihan.
Une girafe dans un enclos au zoo de Pont-Scorff dans le Morbihan. — AFP or licensors
  • Placé en liquidation judiciaire, le zoo de Pont-Scorff a trouvé son repreneur.
  • Il s’agit de l’entrepreneur costarmoricain Sébastien Musset qui porte le projet « Breizh Park ».
  • L’ouverture au public est envisagée pour juin 2022.

Les animaux du zoo de Pont-Scorff vont changer de propriétaire. Le tribunal de commerce de Lorient a choisi ce jeudi le projet « Breizh Park », porté par l’entrepreneur costarmoricain Sébastien Musset, pour reprendre le parc zoologique qui avait été placé en liquidation judiciaire, a-t-on appris de sources concordantes.

Le projet de l’ancien directeur général d’Arkea prévoit un investissement de 5 millions d’euros dont 4 millions de travaux, et la reprise de 10 des 16 salariés. Six investisseurs, dont des spécialistes en redressement d’entreprise et des parcs animaliers sont parties prenantes.

Une ouverture envisagée en juin 2022

Contrairement au projet déposé par l'ONG Sea Shepherd, qui porte financièrement à travers la coalition d’ONG Rewild le projet de reprise de Pont-Scorff depuis fin 2019, celui de Sébastien Musset prévoit une exposition des animaux au public. Une ouverture est envisagée en juin 2022.

Quatre projets de reprise avaient été déposés mais seuls ceux de Sébastien Musset et de Sea Shepherd restaient en lice mardi. « Notre projet tourne autour du bien-être animal avec notamment l’agrandissement des enclos, la réintroduction d’espèces en milieu naturel ou en sanctuaire, et un centre de soins pour animaux. On n’est pas un zoo classique », a déclaré Sébastien Musset.

Sea Sheperd regrette la décision du tribunal

« Le tribunal de commerce n’a pas su apprécier à sa juste valeur l’attente d’une partie grandissante de l’opinion publique pour un projet différent », a pour sa part déploré Sea Shepherd dans un communiqué.  « Nous regrettons que le tribunal de commerce soit resté sur des a priori généraux sur les ONG et qu’il n’ait pas cru en la viabilité d’un projet qui ne vise pas à générer du profit en exposant les animaux au public » a ajouté l’ONG. Sea Shepherd se dit toutefois disposée à « assister le repreneur » dans la réhabilitation des animaux du zoo.

Le zoo avait été racheté fin 2019 par Rewild pour préparer le retour des animaux à la nature. Grâce à ses réseaux, Sea Shepherd avait levé 700.000 euros en moins d’une semaine. Fin 2020, l’ONG avait toutefois constaté de graves erreurs de gestion. Un audit avait révélé que l’entreprise était en cessation des paiements.