Marseille : Des vélos électriques en libre-service arrivent en ville pour désengorger le littoral

TRANSPORTS La société Lime, qui a remporté le marché, commence à déployer dimanche 1.000 vélos électriques en libre-service

Caroline Delabroy

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Les vélos Lime s'installent à Marseille
Les vélos Lime s'installent à Marseille — Lime
  • Pour offrir sur le littoral une alternative au bus mais surtout à la voiture, la ville de Marseille teste cet été un service de vélo électrique en libre-service.
  • Les stations Lime devraient venir compléter le maillage des stations Le Vélo en se rapprochant des Calanques et de l’Estaque-Plage.

Après les trottinettes électriques, les vélos électriques en libre-service vont faire leur entrée ce dimanche à Marseille. D’abord sur le littoral, puisque la ville a choisi, pour lancer ce nouveau service, la première édition de la «  Voie est libre », une journée sans voitures sur la Corniche et l’Estaque-Plage. « Il y aura une centaine de vélos pour démarrer, puis cela va monter jusqu’à 1.000 vélos », détaille Audrey Gatian, adjointe en charge des mobilités. Car Lime vient tout juste de remporter l’appel d’offres pour cette expérimentation, qui doit durer jusqu’au 26 septembre.

« On a beaucoup focalisé sur l’accès aux Calanques, mais il y a aussi le littoral nord et d’autres parties de la ville où l’on peut apporter une offre complémentaire aux stations Le Vélo de la métropole, qui ne couvrent pas tout le territoire », indique l’élue, qui ne cache pas qu’avec l’été, l’effort sera concentré sur l’accès aux plages. Benjamin Barnathan, le directeur général de Lime en France, a annoncé un tarif de « 1 euro de déblocage et 0,20 euro par minute ».

Des vélos de 33 kg

Contrairement aux trottinettes, les vélos électriques devront être pris et déposés sur des stations préalablement géolocalisées. Le travail est en cours avec l’opérateur pour définir les périmètres. Ceux-ci pourront évoluer selon leur fréquentation. Dans une logique d’interconnexion, des vélos Lime devraient également se trouver proches de stations de métro comme le Rond-Point-du-Prado par exemple. « L’objectif est que les Marseillaises et les Marseillais s’approprient ce service », affirme Audrey Gatian, qui tirera un premier bilan à la fin de l’été. Sur l’usage des vélos, mais aussi sur l’impact environnemental.

« On a tous en tête ce qui s’est passé avec les trottinettes à la mer, clairement cela a été un gros problème », poursuit-elle. A l’écouter, la donne a changé : « Les opérateurs ont développé tout un process, il y a beaucoup plus de fiabilité dans le repérage d’engins à l’eau, et de rapidité dans leur prise en charge. » Sans compter que les vélos électriques pèsent 33 kg, un poids certain. Le sujet avait en tout cas pollué les relations de Lime avec l’ancienne municipalité, qui avait exclu le leader du marché des trottinettes. C’est donc aussi un nouveau départ à Marseille pour l’opérateur américain.