Déconfinement à Rennes: Feu de joie et lacrymogènes... Un millier de personnes évacuées après la réouverture des bars

INCIDENTS Les forces de l'ordre ont dû intervenir pour disperser un millier de personnes

C.A. avec AFP
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Un feu de joie a été allumé le 19 mai place Sainte-Anne à Rennes, obligeant la police à intervenir. Lancer le diaporama
Un feu de joie a été allumé le 19 mai place Sainte-Anne à Rennes, obligeant la police à intervenir. — David Vincent/AP/SIPA

Ils étaient plusieurs centaines, sans doute un millier, rassemblés place Sainte-Anne. Mercredi soir, la police a dû intervenir sur la place festive de Rennes pour disperser des centaines de fêtards aux alentours de 22 h, bravant le couvre-feu décalé à 21 h. La place Sainte-Anne, tout comme la rue Saint-Michel (fameuse rue de la Soif) voisine, avait déjà été prise d’assaut dès l’après-midi pour profiter de la réouverture des terrasses des bars. Certains ne semblaient pas prêts à stopper la fête à la fermeture des bistrots.

Un grand feu nourri de palettes a même été allumé au milieu de la place, obligeant les pompiers à intervenir. Quelques feux de poubelles et de matériaux divers ont également été éteints rue du Champ-Jacquet. « On s’y attendait un peu, on savait qu’il y avait de l’excitation avec la réouverture des terrasses », précisent les pompiers. Il n'y a eu aucun blessé, selon la même source.

La police a également dû se rendre sur place. Des gaz lacrymogènes ont été lancés pour disperser la foule « en réponse à des tirs de projectiles », a-t-on appris de sources concordantes.

A 21 h, nouvelle heure du couvre-feu, la foule ne s’est pas dispersée. « Il y a eu un feu de palettes vers 21 h 45, avec des personnes qui étaient rentrées sur le chantier de l’église et sont montées sur des cabanons, nécessitant l’intervention de la police. Ça a duré une heure », a indiqué un officier de permanence du commissariat de Rennes.

Les images de nos confrères ont été très commentées sur les réseaux sociaux. Un bon nombre d’internautes s’indignent de ce rassemblement « sauvage ». D’autres dénoncent l’intervention de la police.