Coronavirus : La fin du masque en extérieur « arrivera bientôt », selon Olivier Véran

PROTECTION Pour le ministre de la Santé, « si la circulation du virus continue à baisser », la fin de l’obligation du port du masque « va être rapidement » envisagée

20 Minutes avec AFP
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Une affiche à Lille rappelant l'obligation de porter un masque.
Une affiche à Lille rappelant l'obligation de porter un masque. — M.Libert / 20 Minutes

L’allégement des restrictions mises en place pour lutter contre la propagation du coronavirus est en voie de s’accélérer. Même si « on n’en est pas encore là », la France va « bientôt » arriver à un point où le masque ne sera plus obligatoire en extérieur, a ainsi déclaré lundi le ministre de la Santé. Olivier Véran ne s’est cependant pas avancé sur une date, mais « si la circulation du virus continue à baisser, ça va être rapidement envisagé ».

« Quand vous êtes dehors, dans le centre d’une grande ville, avec plein de boutiques, vous allez faire la queue dehors, vous allez manger, vous allez croiser des gens etc. Là, tant qu’on n’a pas un niveau de couverture vaccinale adéquate, il paraît plus prudent de maintenir l’obligation de port du masque », a détaillé le ministre sur BFMTV. En revanche, « si vous êtes seul ou quelques-uns dans un très grand espace, très aéré comme une plage, une montagne, une forêt, un parc, une rue déserte, là on doit pouvoir être rapidement amené à revenir » sur cette obligation.

Olivier Véran s’est par ailleurs dit réservé quant à la politique des Etats-Unis où le masque n’est plus nécessaire pour ceux qui sont vaccinés. Le président « Joe Biden a fait une communication très importante en disant : "portez le masque ou vaccinez-vous". L’effet immédiat, et c’est très critiqué aux Etats-Unis depuis trois-quatre jours, c’est une chute de l’adhésion à la vaccination. (…) Il faut être prudents », a considéré le ministre.

Le risque du « trop vite trop fort »

Selon lui, « le plus grand risque qu’on prendrait, c’est d’y aller trop vite trop fort, de dire : "c’est parti, on y va". Et dans un mois, dans trois semaines, dire : "les amis, il y a un problème, le virus réaugmente, il y a des hospitalisations, on referme" », a-t-il développé. « Les pays qui sont allés trop vite, trop tôt, et qui ont été obligés de revenir en arrière, ça a été extrêmement mal vécu ».