Coronavirus : La crise sanitaire a aggravé l’homophobie, la transphobie et la biphobie

DROITS HUMAINS Le coronavirus n’a fait que détériorer davantage les conditions de vie des personnes LGBTI

J.-L.D.

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La situation des personnes LGBT+ s'est détériorée avec la crise sanitaire
La situation des personnes LGBT+ s'est détériorée avec la crise sanitaire — Valery HACHE / AFP

La crise sanitaire du coronavirus a augmenté l’homophobie, la transphobie et la biphobie en France tout en participant à l’invisibilisation de ces communautés selon un rapport de l’association SOS Homophobie diffusé ce lundi, à l’occasion de la journée mondiale contre l’homophobie, la transphobie et la biphobie.

Les différentes mesures de restrictions sanitaires, comme les confinements, le couvre-feu ou la fermeture des lieux culturels ont « laissé peu d’échappatoires aux victimes de violences » LGBTIphobes. Le télétravail et les cours en distanciel sont également cités, dans une année où les suicides de plusieurs étudiants et étudiantes transgenres ont été à déplorer. Ces mesures sanitaires ont également participé à un repli sur soi et à un sentiment de solitude au sein des personnes LGBTI, selon l’association.

Des réformes reportées

Autre conséquence de la crise sanitaire, la préoccupation politique s’est presque tournée exclusivement sur le coronavirus, oubliant certaines mesures attendues, rappelle SOS homophobie. C’est notamment le cas de la loi de bioéthique ouvrant l’accès à la PMA à toutes les femmes, qui s’est vu être encore reportée.

C’est également le cas du Plan national d’actions pour l’égalité des droits, contre la haine et les discriminations anti-LGBT + (2020-2023), présentée en octobre 2020 par la ministre chargée de l’Égalité entre les femmes et les hommes, de la Diversité et de l’Égalité des chances, Élisabeth Moreno, dont SOS Homophobie attend encore de voir les actions sur le terrain.