Attaque au couteau à Bordeaux : La femme blessée par un tir de riposte policier est décédée

ENQUETE Cette femme de 33 ans, souffrant de troubles psychiatriques, avait été blessée à la tête par un tir de riposte des forces de l'ordre lundi soir à Bordeaux, après avoir poignardé un policier

M.B. avec AFP

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Une femme a été tuée par balle par un policier, alors qu'elle venait de poignarder un de ses collègues, ce lundi soir à Bordeaux
Une femme a été tuée par balle par un policier, alors qu'elle venait de poignarder un de ses collègues, ce lundi soir à Bordeaux — Elsa Provenzano/20Minutes

Elle avait été hospitalisée lundi soir en état d’urgence absolue. La femme « souffrant de troubles psychiatriques » qui a poignardé lundi à Bordeaux un policier avant d’être grièvement atteinte par un tir de riposte, est décédée mardi des suites de ses blessures, a annoncé dans la soirée la procureure de Bordeaux. Elodie D., 33 ans, « a été déclarée décédée à 13 heures », précise le parquet de Bordeaux

Lundi, les policiers, contactés par le mari de la jeune femme, sont intervenus au domicile du couple, au fond d'une impasse dans le quartier Saint-Genès à Bordeaux, alors que la trentenaire était retranchée « dans la salle de bain » et « armée de couteaux ».

Elle avait crié « Allah Ouakbar » et « mécréants »

Au cours de cette intervention des forces de l’ordre, elle avait crié « Allah Ouakbar » et, à plusieurs reprises, « mécréants », selon le parquet de Bordeaux. Le parquet national antiterroriste (Pnat) a été avisé mais « à ce stade des investigations, ne s’est pas saisi des faits », a indiqué la même source dans la journée.

Selon les précisions apportées mardi par le parquet de Bordeaux, la trentenaire s’est « jetée » sur le premier policier intervenant, qui a alors « tiré une balle avec un flash ball », ou lanceur de balle de défense (LBD). « La femme est tombée à genoux et alors qu’elle se relevait, lui a porté un coup de couteau à la jambe ».

Nombreux livres et documentation religieuse relevant du salafisme

Un second policier « positionné derrière son collègue, a entendu ce dernier crier : "Elle m’a touché !" et a fait usage de son arme de service – un 9 mm Sigsauer », touchant à la tête la jeune femme, qui s'« écroulait au sol ». La procureure de Bordeaux « a pu constater dans le studio la présence de nombreux livres et documentation religieuse relevant du salafisme, a priori de la littérature officielle rigoriste ».

Le parquet a saisi la police judiciaire pour « des faits de violences aggravées avec arme et sur personne dépositaire de l’autorité publique » et l’IGPN (Inspection générale de la police nationale), la « police des polices » afin de vérifier si le tir policier était légitime. Les enquêtes se poursuivent.