Forfait mobile : UFC-Que Choisir dépose plainte contre SFR pour « pratiques commerciales trompeuses »

CONSOMMATION Sur un forfait dont le maintien du prix était sensé rester le même « à vie »

20 Minutes avec AFP

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L'association de consommateurs UFC-Que Choisir a déposé plainte contre l'opérateur SFR pour pratiques commerciales trompeuses sur une de ses offres de téléphonie mobile.
L'association de consommateurs UFC-Que Choisir a déposé plainte contre l'opérateur SFR pour pratiques commerciales trompeuses sur une de ses offres de téléphonie mobile. — Sebastien SALOM-GOMIS/SIPA

Une offre de téléphonie mobile de SFR dans le viseur de UFC-Que Choisir. L’association de consommateurs a annoncé mardi dans un communiqué avoir déposé plainte auprès du procureur de la République de Paris contre l’opérateur. Elle l’accuse de « pratiques commerciales trompeuses » sur une offre mobile sans engagement et sans condition de durée, lancée entre janvier 2018 et décembre 2019. Baptisée RED by SFR, l’offre commerciale annonçait également le maintien « à vie » du prix initial des forfaits souscrits.

Mais selon UFC-Que Choisir, entre septembre et décembre 2020, SFR fait « volte-face » et «augmente d'autorité» le prix de ces forfaits avec, « selon les cas », des hausses tarifaires allant de « 30 % à 75 % du prix initial ». « Pour l’UFC-Que Choisir, les pratiques mises en œuvre par SFR sont clairement trompeuses : SFR a sciemment induit les consommateurs en erreur en faisant du maintien dans le temps du prix initial des forfaits RED by SFR l’argument massue pour convaincre les consommateurs de grossir les rangs de ses abonnés », indique l’association.

L’opérateur mobile déjà dans le collimateur de l’association

Si SFR est mis en cause, « il n’en reste pas moins que la pratique des augmentations tarifaires pour des offres sans engagement et sans condition de durée se généralise, les opérateurs ne semblant pas se préoccuper du caractère trompeur de leurs pratiques au vu des gains financiers obtenus », ajoute-t-elle.

L’UFC-Que Choisir avait déjà obtenu dans le passé 30.000 euros de dommages et intérêts de SFR pour l’intégration dans ses conditions générales de clauses jugées « illicites et abusives », une décision confirmée en avril 2018 par la cour d’appel de Paris.