Laval : Quatre mises en examen après la découverte de 300 kg de cannabis et 70.000 euros

STUPEFIANTS La résine était importée d'Espagne et revendue dans toute la Mayenne

C.A.
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Illustration de résine de cannabis saisie par un policier. Ici à Rennes, en juin 2020.
Illustration de résine de cannabis saisie par un policier. Ici à Rennes, en juin 2020. — C. Allain / 20 Minutes

« L’un de nos objectifs est de sauver les enfants de la République de cette merde qu’est la drogue », disait le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin lors d’une visite au commissariat de Cergy Pontoise (Val d’Oise). Après deux ans d’enquête, la section de recherches d’Angers a donné satisfaction à son ministre de tutelle en démantelant une filière de vente de résine de cannabis établie à Laval, en Mayenne.

Alertée par une information anonyme en 2019, la Juridiction interrégionale spécialisée de Rennes (JIRS) a piloté cette longue enquête, qui a débouché sur une vague d’interpellations entre le 4 et le 7 mai. « Près de 100 gendarmes ont été engagés pour démanteler cette équipe organisée, localisée à Laval et dans les environs, et spécialisée dans le trafic de stupéfiants », a fait savoir le procureur de la République de Rennes Philippe Astruc.

Deux suspects en prison

Cette opération a permis de saisir 289 kg de résine de cannabis, une arme de poing, une somme de 69.000 euros en espèces et des véhicules. D’après les enquêteurs, la marchandise provenait d’Espagne. Sept personnes, domiciliées en Mayenne et « sans antécédents judiciaires pour la plupart », ont été interpellées. Trois d’entre elles ont été laissées libres sans poursuite en l’état. Trois hommes et une femme ont été mis en examen « notamment sur les faits d’infraction à la législation sur les stupéfiants, de blanchiment et d’association de malfaiteurs », précise le parquet.

Deux hommes âgés de 42 et 38 ans, dont celui chez lequel a été opérée la saisie, ont été placés en détention provisoire et deux autres sous contrôle judiciaire.