Alsace : Trois suspects dans le projet d'attentat d'un groupe néonazi mis en examen et écroués

TERRORISME Ces interpellations, menées dans le Doubs et le Bas-Rhin avec le Raid, ont eu lieu dans le cadre d’une enquête préliminaire du parquet national antiterroriste, ouverte en février sur ce groupuscule d’ultradroite baptisé « Honneur et nation »

20 Minutes avec AFP

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(Photo d'illustration) Trois membres d'un groupuscule néonazi ont été arrêtés mardi en Alsace.
(Photo d'illustration) Trois membres d'un groupuscule néonazi ont été arrêtés mardi en Alsace. — VALERY HACHE / AFP

Une loge maçonnique visée. Trois membres d’un groupuscule néonazi, interpellés mardi dans l’Est de la France en raison de soupçons sur un projet d’attentat, ont été mis en examen vendredi soir et placés en détention provisoire, a indiqué ce samedi une source judiciaire. Ces trois suspects, deux hommes âgés de 29 et 56 ans et une femme de 53 ans, ont été mis en examen par un juge antiterroriste parisien pour « association de malfaiteurs terroriste criminelle », selon cette source.

Trois autres personnes, deux hommes et une femme qui avaient été également été arrêtées mardi et placées en garde à vue, ont pour leur part été relâchées sans poursuite à ce stade.

Plusieurs enquêtes antiterroristes liées à la mouvance de l’ultradroite sont en cours en France.

Une enquête préliminaire ouverte en février

Ces interpellations, menées dans le Doubs et le Bas-Rhin avec le Raid, ont eu lieu dans le cadre d’une enquête préliminaire du parquet national antiterroriste, ouverte en février sur ce groupuscule d’ultradroite baptisé « Honneur et nation ».

Selon une source proche du dossier, les suspects sont soupçonnés d’avoir voulu préparer une action violente, potentiellement contre une loge maçonnique. Le projet ne semblait toutefois pas imminent. Ils ont été interpellés à la suite d’échanges entre eux, et notamment parce qu’ils faisaient des recherches sur d’éventuels explosifs et avaient effectué des repérages. Selon une source proche, certaines de ces personnes étaient en contact avec Rémy Daillet, figure du mouvement complotiste français résidant en Malaisie.

Ce dernier est soupçonné d’avoir contribué à l’organisation de l’enlèvement en avril de la petite Mia, retrouvée depuis. Dans cette enquête, un mandat d’arrêt international a été lancé à l’encontre de cet ancien cadre du MoDem en Haute-Garonne, qui a été exclu du parti centriste en 2010.