Femme brûlée vive en Gironde : Des élus demandent plus de fermeté au gouvernement après la mort de Chahinez

FEMINICIDE Des responsables politiques de gauche et de droite ont demandé au gouvernement d’agir plus fermement contre les féminicides, après qu’une jeune femme de 31 ans a été brûlée vive mardi par son ex-conjoint violent à Mérignac, près de Bordeaux

20 Minutes avec AFP
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Un hommage à la jeune femme a été organisé mercredi soir devant la maison de la victime.
Un hommage à la jeune femme a été organisé mercredi soir devant la maison de la victime. — MEHDI FEDOUACH / AFP
  • Une jeune femme a été brûlée vive par son ex-compagnon, déjà condamné pour des violences conjugales, mardi dans la banlieue de Bordeaux.
  • Un hommage réunissant plusieurs centaines de personnes lui a été rendu mercredi soir, devant son domicile où elle a été tuée.
  • Des élus de gauche et de droite demandent au gouvernement davantage de fermeté concernant les féminicides.

La mort atroce de Chahinez, 31 ans, brûlée vive par son ex-compagnon violent, déjà condamné pour des violences conjugales en 2020, dans la banlieue bordelaise a fait réagir dans la classe politique. Cette mère de trois enfants, a reçu plusieurs coups de feu dans les jambes jusqu’à ce qu’elle s’effondre, elle a ensuite été aspergée d’un liquide inflammable alors qu’elle était encore en vie et immolée par le feu. Un hommage lui a été rendu mercredi soir, devant son domicile où elle a été tuée. Des responsables politiques de gauche et de droite ont appelé jeudi le gouvernement à agir fermement contre les féminicides.

« Le féminicide​ barbare de Mérignac, le 39e ! Incapacité à protéger et à prévenir alors que l’alerte était donnée ! Ça suffit l’indifférence et le laisser-aller », a lancé sur Twitter le leader de La France insoumise Jean-Luc Mélenchon.

« Le sentiment d’impunité des coupables, les plaintes classées sans suite, toujours pas le milliard promis en 2017 contre les violences faites aux femmes : la France doit sortir de la passivité pour être du côté des Françaises et de la justice », a estimé le maire EELV de Grenoble Eric Piolle. Son « calvaire » est « celui de tant de femmes. Chacune est une de trop », a réagi Audrey Pulvar, la candidate du PS aux régionales en Ile-de-France, dans un tweet.

« Effroi après le drame »

A droite, le président des Hauts-de-France et candidat à la présidentielle Xavier Bertrand a dit sa « douleur » et son « effroi après ce drame ». « Comment accepter que cet homme ait pu commettre une telle atrocité malgré les nombreuses alertes de la victime ? Comment accepter qu’un homme si dangereux, sortant de prison, puisse être lourdement armé ? »

« Le drame de Mérignac nous oblige à ne plus faire preuve de naïveté. Nous devons mettre en place des peines planchers en matière de violences conjugales. Un conjoint violent est malheureusement souvent en état de récidive. Faisons preuve de fermeté ! », a exhorté la sénatrice LR Valérie Boyer.

« Allons nous accepter longtemps de vivre dans un pays où en 24h une femme peut être assassinée par le feu et un policier tué par balle. La priorité absolue doit être d’opérer une révolution pénale pour rétablir l’autorité de l’Etat », a souhaité le patron des sénateurs LR Bruno Retailleau, alors qu'un policier a été tué mardi en intervention à Avignon.

« Horrifiée par ce crime ignoble », avait tweeté mercredi la ministre déléguée à la Citoyenneté Marlène Schiappa. « Le combat contre les violences conjugales et les féminicides continue ».