Le médiateur de Pôle emploi a reçu davantage de plaintes en 2020

BILAN Le nombre de demandes de médiation reçues en 2020 s'élève à 34.685, en hausse de près de 12 % par rapport à 2019

20 Minutes avec agences

— 

Une agence Pôle Emploi (illustration)
Une agence Pôle Emploi (illustration) — ALLILI MOURAD/SIPA

Le nombre de plaintes adressées au médiateur de Pôle emploi a augmenté en 2020 par rapport à 2019, en raison notamment de la crise sanitaire, selon le rapport annuel de l'instance de recours publié ce mardi. Le nombre de demandes de médiation reçues en 2020 s'élève à 34.685, en hausse de près de 12 % par rapport à 2019 (30.986 plaintes), pour une année qui a compté 6,2 millions d'inscriptions, indique le rapport.

« On pourra naturellement rapprocher cela de la crise sanitaire et y lire les inquiétudes liées à l'emploi et à la bonne compréhension des mesures annoncées, puis reportées, concernant l'assurance-chômage » qui doit faire l'objet d'une réforme à compter du 1er juillet, écrit le médiateur. Les plaintes concernant l'indemnisation (droits, calcul et paiement) sont traditionnellement le premier motif. Elles ont augmenté en 2020, concernant 57 % des saisines, une hausse liée « à la crise sanitaire, à l'inquiétude de la fin de droits et à la bonne compréhension des mesures exceptionnelles mises en œuvre par le gouvernement ».

Impact du Covid-19 sur « la cohésion sociale »

Les autres saisines concernent les trop-perçus (16 %), la formation (8 %) et divers autres sujets comme les inscriptions ou les radiations. Les plaintes émanent essentiellement des demandeurs d'emploi, seuls 1% provenant des entreprises.

Dans l'avant-propos de son rapport, le médiateur national Jean-Louis Walter, en poste depuis 2010, souligne que le Covid-19 a « impacté la cohésion sociale », suscitant « inquiétude, angoisse et parfois même de grandes colères ». « Pendant ce temps, des réformes (toujours anxiogènes) sont annoncées, mal expliquées elles peuvent apparaitre comme des sanctions supplémentaires à celles et ceux qui sont déjà en grande difficulté », a-t-il ajouté.

Notant aussi qu'exercer le métier de médiateur est « un exercice délicat » avec une phase d'écoute qui « s'allonge », il formule dans son rapport une série de préconisations, par exemple au sujet des démissions pour améliorer l'information des demandeurs d'emploi sur des règles parfois complexes.