Enfants maltraités : Le 119 lance un tchat en complément du numéro vert

INTERNET Un nouveau canal d’échange accessible par Internet

20 Minutes avec AFP

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Le numéro vert pour l'enfance en danger, lance lundi 3 mai 2020 un tchat à destination des enfants et adolescents. (Illustration)
Le numéro vert pour l'enfance en danger, lance lundi 3 mai 2020 un tchat à destination des enfants et adolescents. (Illustration) — FotoRieth / Pixabay

«119-Allô Enfance en Danger » se modernise. « Parce que les appels de mineurs au 119 sont toujours de plus en plus nombreux (15 % en 2017, 18 % en 2019 et 20 % des appelants en 2020) et que le numérique prend de plus en plus de place dans leur vie », le numéro vert pour l’ enfance en danger lance ce lundi un tchat via son site Internet. Un nouveau canal d’échanges à destination des enfants et des ados, indique le Groupement d’intérêt public (GIP) Enfance en Danger dans un communiqué.

Le tchat sera accessible sur le site Internet www.allo119.gouv.fr (depuis un ordinateur ou un outil nomade : smartphone, tablette…) et sera ouvert aux mineurs et aux jeunes majeurs de moins de 21 ans les lundis, mardis, jeudis et vendredis de 15h à 19h et les mercredis de 13h à 19h. Une équipe d’écoutants du 119, professionnels de la protection de l’enfance, répondra aux sollicitations par écrit.

Possibilité de « quitter la conversation en urgence »

Les échanges se font « dans le cadre des missions légales du service : mission de prévention (écoute, conseil, orientation…) et mission de transmission des informations préoccupantes aux cellules de recueil des informations préoccupantes (Crip) des départements. La confidentialité est assurée et à tout moment le jeune tchatteur peut "quitter la conversation en urgence" », indique selon le communiqué.

Le 119, numéro gratuit et confidentiel a été lancé en 1990 pour participer à la prévention des mauvais traitements des mineurs. En appui à la ligne téléphonique ouverte 24h sur 24, d’autres modes d’interpellation sont déjà accessibles sur la page « Besoin d’aide ? » du site, dont une plateforme à destination des personnes sourdes et malentendantes.

Chaque année en France, on estime qu’un enfant meurt tous les cinq jours des suites de violences familiales et quelque 52.000 mineurs subissent des violences, mauvais traitements ou abandons.