Accusé de viol, l’avocat Juan Branco souhaite être entendu au plus vite

JUSTICE L’avocat médiatique de 31 ans est l’objet d’une enquête pour vérifier des allégations de viol portées par une jeune femme à son encontre. Juan Branco assure, de son côté, que la relation était consentie

F.P.

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L'avocat Juan Branco, le 14 février 2020 à Paris.
L'avocat Juan Branco, le 14 février 2020 à Paris. — Lionel BONAVENTURE / AFP

Juan Branco souhaite être rapidement entendu. L’avocat de 31 ans, connu pour son pamphlet anti-Macron « Crépuscule » et pour avoir été l’avocat de l'artiste russe Piotr Pavlenski dans l’affaire de la diffusion en 2020 d’une vidéo à caractère sexuel de Benjamin Griveaux, alors candidat à la mairie de Paris, fait l’objet d’une enquête pour vérifier des allégations de viol portées par une jeune femme à son encontre.

« Il veut pouvoir être entendu le plus rapidement possible par les enquêteurs afin d’acter sa version de cette histoire, souligne Me Yassine Bouzrou, son avocat, interrogé samedi par Le Parisien. Vendredi après-midi déjà, sur son compte Facebook, Juan Branco a publié un long message dans lequel il donne sa version des faits.

« Une relation sexuelle consentie », pour Juan Branco

La femme de 20 ans et Juan Branco se sont rencontrés pour la première fois mardi après-midi dans les Jardins du Luxembourg après des échanges sur le réseau social Instagram.

Après une balade dans Paris, le couple se serait rendu au domicile de l’avocat. Ils auraient regardé un film avant d’avoir une relation sexuelle consentie, selon la version de Juan Branco qu’il donne sur sa page Facebook. « Le matin, alors que je devais assister à une réunion, je me suis levé. Elle l’a fait peu après, et juste avant que mon appel commence, elle m’a embrassé, sur le visage, sur les lèvres, m’a souri, et est partie, raconte Juan Branco. Elle avait oublié ses lunettes, son chargeur qui ne marchait pas. Elle m’a écrit et je lui ai dit qu’elle pouvait les chercher quand elle le voudrait. »

La main courante retirée ce lundi ?

Pourtant, le lendemain, la plaignante se déplace au commissariat du 14e arrondissement de Paris et dépose une main courante. Très rapidement, une enquête préliminaire pour « viol » est ouverte par le parquet de Paris et confiée à la première DPJ (Division de police judiciaire).

Dans la soirée, selon la version livrée par Juan Branco, la jeune femme le prévient de cette démarche alors qu’elle est repassée chez lui récupérer une paire de lunettes et un chargeur de téléphone. L’avocat a transmis à la presse, vendredi après-midi, un message Facebook attribué à la plaignante, non vérifiable dans l’immédiat, qui lui annoncerait qu’elle entendait « retirer » sa main courante « lundi ».