Coronavirus : Les primaires et les maternelles reprennent ce lundi le chemin de l’école

RENTREE Le protocole sanitaire reste strict. Il prévoit la fermeture d’une classe dès le premier cas de Covid-19 confirmé parmi ses élèves

20 Minutes avec AFP

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Une classe dans une école primaire.
Une classe dans une école primaire. — Fabrice Elsner

C’est le jour d’une rentrée marquée par les incertitudes pour les écoles primaires et maternelles. Les élèves vont reprendre ce lundi le chemin de l’école alors que le maintien d’un protocole sanitaire strict risque de provoquer de multiples fermetures de classes.

Après trois semaines de fermeture de l’ensemble des établissements scolaires pour lutter contre l’épidémie de Covid-19, le gouvernement a décidé de maintenir son calendrier : rentrée ce lundi pour les écoliers, tandis que collégiens et lycéens reprennent en distanciel jusqu’au 3 mai, date à laquelle ils pourront retourner dans leurs établissements, souvent en demi-jauge. L’objectif est de tenir dix semaines jusqu’à la fin de l’année scolaire, sans que cette réouverture n’aggrave la dynamique de l’épidémie, qui reste à un niveau élevé.

Des parents dans l'incertitude

« C’est essentiel de faire revenir à l’école les enfants », a martelé dimanche sur LCI Jean-Michel Blanquer, en estimant que l’institution « n’est pas responsable en soi de l’épidémie » et que les établissements scolaires sont des lieux « où on respecte plus les gestes barrières » qu’ailleurs. Le ministre de l’Education nationale doit se rendre lundi matin avec le président Emmanuel Macron dans une école de Melun.

Les parents restent tout de même dans l’incertitude. Le protocole sanitaire strict prévoit la fermeture d’une classe dès le premier cas de Covid-19 confirmé parmi ses élèves. « C’est un protocole vraiment très sévère qui va forcément amener à un nombre non négligeable de fermetures de classes », a reconnu Jean-Michel Blanquer, qui préfère toutefois « une petite minorité de classes fermées que l’ensemble des écoles fermées ».

Malgré les critiques d’une partie du corps médical et les craintes de certains enseignants, l’exécutif défend sans discontinuer son objectif de garder les écoles ouvertes pour éviter un « trou d’air éducatif ». Selon l’Unesco, la France a été le pays européen qui a le moins fermé ses écoles entre mars 2020 et mars 2021 avec 10 semaines de fermeture au total, contre 28 en Allemagne et 47 aux Etats-Unis.

De nombreux tests salivaires planifiés

En outre, l’enjeu de la reprise est de massifier les capacités de tests pour enfants et enseignants. Dans les écoles maternelles et primaires, 400.000 tests salivaires doivent être déployés dès la rentrée, avec un objectif de 600.000 par semaine d’ici la mi-mai. Mais la nouveauté réside principalement dans l’arrivée des autotests : le gouvernement en a commandé 64 millions pour les élèves de plus de 15 ans, les enseignants et autres personnels de l’Education nationale.

Les adultes doivent réaliser deux fois par semaine chez eux ce prélèvement nasal simple, dont le résultat est connu en quinze minutes. A partir du 10 mai, les lycéens y seront soumis chaque semaine au sein de leur établissement. L’opération inquiète déjà certains professeurs, qui ne se sentent pas compétents pour la superviser.