Marseille : Entre 1.500 et 2.000 personnes réclament « justice pour Sarah Halimi »

MANIFESTATION A Marseille, où la communauté juive est importante, entre 1.500 et 2.000 personnes ont défilé pour réclamer un procès aux assises dans l'affaire Sarah Halimi 

Mathilde Ceilles
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Près de 2.000 manifestants issus de la communauté juive se sont rassemblés à Marseille pour réclamer un procès aux assises dans l'affaire Sarah Halimi
Près de 2.000 manifestants issus de la communauté juive se sont rassemblés à Marseille pour réclamer un procès aux assises dans l'affaire Sarah Halimi — Mathilde Ceilles / 20 Minutes
  • Entre 1.500 et 2.000 personnes ont déflié à Marseille en réclamant « justice pour Sarah » Halimi.
  • Sur les marches du tribunal, plusieurs responsables politiques locaux, essentiellement issus de la droite, comme le président de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur Renaud Muselier ou la présidente du département Martine Vassal, ont pris la parole face à un cortège fourni.

Selon des estimations de la préfecture de police ​des Bouches-du-Rhône, entre 1.500 et 2.000 personnes, essentiellement issues de la communauté juive, nombreuse à Marseille, ont défilé dans la deuxième ville de France, réclamant tout au long du parcours de la préfecture au palais de justice « justice pour Sarah ».

Le 14 avril, la Cour de cassation avait confirmé l’irresponsabilité pénale du meurtrier de Sarah Halimi, sexagénaire juive tuée en 2017 à Paris. Tout en entérinant le caractère antisémite du crime, la plus haute juridiction judiciaire avait confirmé l’abolition du discernement du meurtrier, pris d’une « bouffée délirante » lors des faits, selon sept experts consultés.

« Nous allons changer la loi »

Cette décision a suscité une vive émotion et une très forte incompréhension au sein d’une partie de la communauté juive française. Plusieurs rassemblements étaient ainsi organisés pour protester contre cette décision à Marseille, Paris ou encore Lyon.

A Marseille, sur les marches du tribunal, plusieurs responsables politiques locaux, essentiellement issus de la droite, comme le président de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur Renaud Muselier ou la présidente du département Martine Vassal, ont pris la parole face à un cortège fourni. « J’ai honte de la justice française », a ainsi lancé le député LR du Vaucluse Julien Aubert.

« Nous allons changer la loi », a promis de son côté le député de la majorité Mohamed Laqhila, sous les huées de la foule. Le garde des Sceaux Eric Dupond-Moretti a annoncé dimanche la présentation « fin mai » en Conseil des ministres d’un projet de loi visant à « combler » un « vide juridique ».