Rambouillet : Attaque à l'arme blanche au commissariat, une agent administrative tuée

TERRORISME La victime, grièvement blessée à l'arme blanche, est décédée peu après l'arrivée des secours. L'assaillant, un Tunisien de 36 ans, inconnu des services de police, est également décédé

Caroline Politi

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Attaque au couteau à Rambouillet : Une agente administrative tuée — 20 Minutes

Attaque à l’arme blanche dans le commissariat de Rambouillet dans les Yvelines. Ce vendredi, vers 14h20, une agent administrative, qui travaillait à l’accueil, a été tuée à l’arme blanche, a appris 20 Minutes de sources concordantes. Son agresseur a été tué par un tir de riposte. Une enquête pour assassinat sur personne dépositaire de l’autorité publique en relation avec une entreprise terroriste a été ouverte, précise le parquet national antiterroriste.

Selon les premiers éléments de l’enquête, l’assaillant aurait suivi cette femme de 49 ans depuis l’extérieur du bâtiment. « Il semble qu’il l’ait suivi alors qu’elle était sortie remettre son disque de stationnement après sa pause », précise une source policière. Arrivé dans le Sas du commissariat, il lui aurait asséné au moins un coup de couteau au niveau de la gorge. Atteinte à la carotide, la victime est décédée peu après l’arrivée des secours. Elle n’était pas armée.

L’assaillant inconnu des services de renseignement

Des policiers, témoins de l’agression, ont immédiatement fait usage de leurs armes de service. Touché à deux reprises, l’assaillant, un Tunisien de 36 ans, est décédé peu après. L’homme, arrivé en France en 2009 et en situation régulière, est inconnu des services de renseignement, précise une source sécuritaire. Son casier judiciaire est également vierge.

Si on ignore pour l’heure précisément les motivations de cette attaque, le parquet national antiterroriste (PNAT) s’est saisi de l’affaire en fin d’après-midi après une évaluation des premiers élements par les policiers de la sous-direction antiterroriste. Une enquête a été ouverte des chefs d’assassinat sur personne dépositaire de l’autorité publique en relation avec une entreprise terroriste et d’association de malfaiteurs terroriste. Les investigations ont été confiées à la direction centrale de la police judiciaire et à la DGSI sous la coordination de la sous-direction antiterroriste. 

Pour justifier cette saisine, le procureur national antiterroriste, Jean-François Ricard, a, dans une courte allocution, mis en avant le déroulement des faits: les repérages, d'abord effectués peu avant l'attaque, la nature même de celle-ci ainsi que des propos tenus pendant la réalisation même des faits. Certains témoins affirment l'avoir entendu crier «Allahou Akbar», précise une source proche de l'enquête.

Le Premier ministre, Jean Castex et son ministre de l’Intérieur,Gérald Darmanin, sont arrivés sur les lieux peu après 16h30. «Une nouvelle fois, le département des Yvelines est mis à rude épreuve du terrorisme après l'odieux attentat de Magnanville en 2016 et plus récemment l'assassinat de Samuel Paty», a déclaré le chef du gouvernement.