Affaire Mia : La Suisse a extradé la mère de la fillette vendredi vers la France

KIDNAPPING Cette dernière était jusqu'alors détenue en Suisse par les autorités

20 Minutes avec AFP
— 
La mère de Mia a été extradée vendredi vers la France.
La mère de Mia a été extradée vendredi vers la France. — SEBASTIEN BOZON / AFP

La justice Suisse a annoncé que la mère de Mia a été extradée ce vendredi vers la France où elle sera prochainement jugée pour l’enlèvement de sa fille. Un ressortissant français l’ayant aidée a également été extradé, a annoncé la justice suisse.

« Les deux personnes recherchées ont été extradées ce jour » vers la France. « Elles ont été remises aux autorités françaises vers 11 heures (9 heures GMT) », aux postes-frontières de Thônex-Vallard, près de Genève, et de Bâle/Saint-Louis, dans le nord-ouest de la Suisse, a indiqué l’Office fédéral de la Justice (OFJ) dans un courriel. « Les opérations se sont déroulées sans incident », a-t-il ajouté. Jeudi, l’OFJ avait annoncé que ces deux personnes avaient consenti le 21 avril à leur extradition lors d’une audition effectuée par le Procureur du canton de Fribourg.

La petite fille remise à sa grand-mère

La petite Mia, 8 ans, avait été kidnappée la semaine dernière à la demande de sa mère par plusieurs hommes alors qu’elle était hébergée chez sa grand-mère maternelle dans un village des Vosges.

Elle a été retrouvée dimanche avec sa mère en Suisse, dans un squat de la commune de Sainte-Croix, dans le canton de Vaud, alors que sa mère n’avait plus le droit de la voir seule ni de lui parler au téléphone. La petite fille a pu être remise lundi à sa grand-mère qui en a la garde.

Cinq hommes ont organisé le kidnapping

En France, les cinq hommes qui ont organisé son kidnapping sont poursuivis pour « enlèvement en bande organisée d’une mineure de (moins de) quinze ans et association de malfaiteurs ». Quatre d’entre eux ont été placés en détention.

Ils se revendiquent de la mouvance anti-système et, pour enlever la petite fille, avaient présenté à sa grand-mère des papiers falsifiés à en-tête du ministère de la Justice, se faisant passer pour des représentants de la protection de l’enfance.

Un mandat d’arrêt international à l’encontre de Rémy Daillet

La France a par ailleurs lancé mardi un mandat d’arrêt international à l’encontre d’une figure du mouvement complotiste, Rémy Daillet, résidant en Malaisie, qui aurait contribué à l’organisation de l’enlèvement.

La Malaisie n’a pas conclu d’accord d’extradition avec la France mais s’est dite prête à coopérer dans l’enquête.