Les Arcs-sur-Argens : Les squatteurs d’une villa occupée depuis septembre sont partis

LOGEMENT Une manifestation avait réuni samedi plusieurs centaines de personnes dans la commune du Var

F.Bi. avec AFP
— 
Illustration d'un logement
Illustration d'un logement — Pixabay/Photomix
  • Aux Arcs-sur-Argens, une maison, dont la propriétaire est décédée, était squattée depuis septembre par une dizaine de personnes après une effraction.
  • Une manifestation d’opposition a réuni plusieurs centaines de personnes samedi poussant les squatteurs a libéré les lieux mardi.

La manifestation organisée samedi avec plusieurs centaines de personnes a vraisemblablement été déterminante. L’occupation sans titre ni autorisation depuis fin septembre d’une maison des Arcs-sur-Argens, et dont la propriétaire est décédée, a pris fin mardi, a confirmé à 20 Minutes la préfecture du Var.

Un jugement d’expulsion était en attente d’application à l’issue de la trêve hivernale qui, en raison de la crise sanitaire, a été reportée au 31 mai 2021. Mais les occupants sont finalement partis d’eux-mêmes, « la manifestation leur a fait peur », s’est réjoui auprès de Var-Matin, l’héritier de la propriétaire.

Une dizaine de personnes dont deux mères de famille

« Nous devons faire constater leur départ par un huissier avant de prétendre à reprendre possession de notre bien. Ils ont encore le temps de revenir et se le réapproprier », a précisé au quotidien régional Jean-Philippe Victor. Il explique « qu’un agent de sécurité est déjà posté à proximité de la bâtisse de manière à leur faire passer l’envie de se montrer ».

Selon le parquet de Draguignan, une dizaine de personnes dont deux mères de famille et deux enfants occupaient la villa « Sole mio ». Les deux femmes « sont entrées par effraction dans la maison en détériorant en premier lieu le vérin du portail d’accès à la propriété, puis le carreau d’une porte vitrée », précisait le procureur Patrice Camberou.

La nouvelle loi ne pouvait pas s’appliquer

Il s’agissait d’une ressortissante bosniaque de 46 ans et d’une autre femme qui n’a pas pu justifier de son identité au tribunal, selon l’ordonnance d’expulsion du 3 novembre. « La loi sur le squat du 7 décembre [qui aurait pu accélérer la procédure] ne s’applique pas dans ce contexte car elle n’est pas rétroactive », avait fait savoir la préfecture du Var.

Après cette modification de la législation, le gouvernement a demandé en janvier aux préfets d’accélérer les « évacuations forcées » de logements squattés, y compris pendant la trêve hivernale, après plusieurs affaires médiatisées, notamment à Théoule-sur-Mer, dans le département voisin des Alpes-Maritimes. Le jeune couple qui y occupait illégalement la propriété de retraités lyonnais a été condamné à huit mois de prison avec sursis.