Vaccination dans les Landes : La famille d’un septuagénaire mort douze jours après une injection de Pfizer porte plainte

ENQUETE Les plaignants « ne disent pas que c’est le vaccin Pfizer qui est à l’origine du décès » mais s’interrogent

Mickaël Bosredon

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Un flacon du vaccin de Pfizer-BioNTech (Illustration)
Un flacon du vaccin de Pfizer-BioNTech (Illustration) — Nicola Marfisi/AGF/SIPA
  • Une plainte contre X pour homicide involontaire a été déposée à Dax par les proches d’un septuagénaire, décédé douze jours après une injection de vaccin Pfizer.
  • La plainte « s’interroge sur le lien de causalité qu’il pourrait y avoir » confirme à « 20 Minutes » le procureur de la République de Dax.
  • Une demande d’exhumation du corps pour effectuer une autopsie, a été faite.

La famille souhaite que le corps soit exhumé et qu’une autopsie soit menée car elle « se pose des questions ». Une plainte contre X pour homicide involontaire a été déposée à Dax (Landes) par les proches d’un septuagénaire décédé après une injection de vaccin Pfizer, a-t-on appris ce mardi auprès de l’avocat de la famille et du parquet.

Contacté par 20 Minutes, le procureur de la République de Dax Rodolphe Jarry a confirmé avoir bien reçu cette plainte. « Cet homme né en 1945, est décédé le 15 février dernier dans sa propriété, a priori d’un arrêt cardiorespiratoire, et 12 jours avant il avait reçu une dose de vaccin Pfizer. La plainte s’interroge sur le lien de causalité qu’il pourrait y avoir entre les deux événements. »

Ils « ne disent pas que c’est le vaccin Pfizer qui est à l’origine du décès »

Cet homme de 75 ans n’avait « aucun antécédent médical » et était « très actif », a expliqué à l’AFP l’avocat de la famille Me Paul Latouche, du barreau de Paris. Les plaignants « ne sont pas dans une démarche accusatrice ou complotiste » et « ne présupposent rien », ils « ne disent pas que c’est le vaccin Pfizer qui est à l’origine du décès », a-t-il précisé. Ils souhaitent « qu’on puisse dans la mesure du possible en expliquer la cause, dans un contexte ou rien ne laissait présager cet arrêt cardiorespiratoire ».

Ce Landais, dont la famille souhaite protéger l’identité, est mort le 15 février à son domicile alors qu’il jardinait, selon Me Latouche. Son corps a immédiatement été transporté au funérarium et il a été enterré quatre jours plus tard.

« La temporalité pose question »

« Aucune expertise médicale n’a été menée sur le corps du défunt », a dit l’avocat. « Il est beaucoup trop tôt pour dire qu’il y a un lien de causalité mais on a une famille qui s’interroge et un corps déjà enterré. On souhaite récupérer des éléments pour que la famille ait des réponses. La temporalité pose question. »

Une enquête préliminaire va être ouverte, confiée à la section de recherches de Pau. « Tous les éléments qui figurent dans la plainte vont être investigués, précise auprès de 20 Minutes le procureur Rodolphe Jarry. C’est le parquet et les enquêteurs qui décideront des actes qui seront menés dans le cadre de cette enquête. »